RISQUE RÉEL DE PÉNURIE DE CARBURANT : LE POINT SUR LA SITUATION

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GRÈVE DES TRANSPORTEURS

Vers une pénurie de carburant ? Le risque est réel si le syndicat national des travailleurs du pétrole et du gaz du Sénégal, regroupant les chauffeurs, les transporteurs, les présidents d’associations telle que le GPP (groupement des professionnels des industries du pétrole), entre autres acteurs, ne décolère pas. Selon des informations obtenues par Emedia.sn, la première conséquence de leur courroux est que le dépôt de Senstock (la société nationale chargée du stockage du carburant) est fermé depuis hier et si la situation perdure, il y aura nécessairement des tensions.

Pour l’heure, ces travailleurs, qui sont sur le pied de guerre, ont campé sur leurs positions, face à la tutelle. Après avoir été reçus par le ministre du Pétrole et des Énergies, Assaïtou Sophie Gladima, hier, mercredi, 21 avril 2021, les agents du secteur des hydrocarbures maintiennent leur mouvement de grève. Les négociations entamées entre le ministre et le syndicat en question n’ont pas encore porté leurs fruits.

La reprise des négociations est prévue le 28 avril prochain, sous l’égide du ministère du Travail. Cependant, le syndicat, qui campe pour l’heure sur sa position, reste à l’écoute des autorités. Les autorités, mettant les travailleurs devant leurs responsabilités, ont annoncé des dispositions pour éviter tout manquement. Ainsi, selon certaines sources proches du dossier, interrogées par Emedia, l’Etat pourrait procéder à des réquisitions pour assurer le service.

Les négociations portent sur la convention collective du sous-secteur de transport des hydrocarbures, sur les questions à incidence financière de la convention collective du secteur (indemnité de logement, prime de risque, retraite, prime de naissance).

Le préavis suspendu depuis le 4 mars 2020, les employés du transport des hydrocarbures, conscients de leur importante dans la chaîne de distribution des produits pétroliers, ont estimé avoir assez pris leur mal en patience, face à la presse hier. Ils ont décrété une grève de 72 heures, à compter d’hier mercredi.

En conférence de presse hier, ses membres ont exigé l’ouverture des négociations autour de la convention spécifique du sous-secteur des transports des hydrocarbures, ainsi que la résolution du conflit dans le transport gazal, suite au licenciement de certains travailleurs. Cette grève "d’avertissement" se limite au secteur du transport des hydrocarbures et fait suite au préavis de grève suspendu depuis le 4 mars 2020, à la demande du ministère du Pétrole et des Énergies.

À l’occasion, le Secrétaire exécutif du syndicat, Sarra Konaré a décrit "une situation inacceptable, empreinte d’injustices, de frustrations et d’exaspérations (qui) gagne de plus en plus les travailleurs du sous-secteur des transports d’hydrocarbures".

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