ROHEY MALICK LOWE, MAIRE DE BANJUL : « FIÈRE D’AVOIR ÉPURÉ LA DETTE DE LA VILLE »

news-details
SOUS-RÉGION

Son élection historique aux municipales de 2018 à la tête de Banjul - elle est la première mairesse d’une ville gambienne et de surcroit de la capitale - avait suscité beaucoup d’espoirs et elle avait pris beaucoup d’engagements pour changer le visage du centre-ville de Banjul. Trois ans après, quel bilan à mi-mandat tire Rohey Malick Lowe à la tête de la mairie ? La rupture avec le parti dont elle est membre (UDP) et le président Adama Barrow constitue-t-elle un frein à ses projets. Quelles ambitions nourrit-elle toujours pour sa "cité de cœur" ? Rencontre avec l’ex-femme d’affaires qui ambitionne de transformer sa ville à l’image de Kigali, la capitale rwandaise, réputée pour sa modernisation et son cadre de vie.

Elle est encore au centre d’une vive polémique sur un sujet pour le moins attendu : l’octroi d’un certificat de résidence pour les habitants de la capitale en vue de l’inscription sur les listes électorales. Dans les autres régions, le problème ne s’est posé, mais à Banjul certains ont voulu contester à la mairesse cette prérogative. « En soi, ce n’est vraiment pas nouveau qu’un maire délivre un certificat de résidence, l’un des papiers requis pour s’inscrire sur les listes électorales. Je ne comprends pas toute la controverse autour de cette question. Conformément aux textes de la Commission électorale, si l’on est natif ou résident de Banjul, je peux octroyer ce document sans parti pris. Cela a toujours été le cas », tranche-t-elle.

Parmi toutes actions à la tête de la municipalité de la capitale gambienne cette ex-femme d’affaires estime que le fait d’avoir épuré aujourd’hui la dette de la mairie est ce dont elle le plus fière.

« Une mairie sans dette cela me fait plaisir, se réjouit la quinquagénaire. Pendant un an, on s’est démené à gauche et +à droite pour rembourser la dette de la mairie. A mon élection, il y avait plus d’eau ni électricité à la mairie. On était surendetté et on devait de l’argent à quasiment toutes les banques du pays. »

Outre cela, en trois ans, bien de projets ont vu le jour dans la capitale grâce au partenariat avec le secteur public et privé. Le système de drainage et la voirie en passant par le ramassage des ordures. La mairesse en veut pour preuve, ces deux dernières années, il n y a pas eu d’inondations dans le centre-ville de Banjul.

La mairesse nourrit de grandes ambitions pour sa ville de cœur. Celle qui a travaillé dans une mairie de Suède a un rêve, celui de transformer Banjul comme Kigali, la capitale rwandaise, réputée pour son cadre de vie. Pour cela, l’éclairage public est la prochaine étape. « Nous l’appelons opération "éclairer la ville de Banjul", c’est un important projet qui sera lancé dans les prochains mois. »

Vous pouvez réagir à cet article