COVID-19 : SERIGNE HABIB SAKHO ÉLÈVE LA VOIX

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RUFISQUE

Les chefs religieux continuent d’élever la voix. C’est au tour du Khalife de la famille d’El Hadj Ibrahima Sakho, Serigne Habib Sakho, d’appeler au respect des mesures barrières. D’après le correspondant d’emedia, il a entamé une vaste campagne de sensibilisation dans les Mosquées. Ce, face au rebond noté dans le décompte des nouvelles contaminations dans la ville.

"Le Khalif l’a bien dit, ses arrières parents sont nés à Rufisque. Il ne peut être insensible à cette situation. C’est pourquoi il lance un appel à toute la population rufisquoise pour prendre ses dispositions (afin) de se protéger, pour éradiquer une bonne fois ce fléau qui nous préoccupe tous", a transmis son porte-parole, Ousseynou Sakho. Qui, entouré des dignitaires et délégués de quartiers, a souligné que cet objectif ne pourra être atteint qu’avec le respect des mesures barrières préconisé par les autorités sanitaires et étatiques.

D’autant plus qu’a-t-il relevé : "cette maladie n’éparque personne, que ce soit l’Imam, le Prêtre. Même le chef de l’État, (Macky Sall) n’est pas épargné. Que les croyants sachent que le Bon Dieu ce qu’il nous demande, c’est de prier, et surtout écouter les experts. Qui donnent des consignes. Les médecins, c’est des agents assermentés qui maîtrisent leur domaine. S’ils nous des consignes, on doit les respecter."

Avant El Hadj Habib Sakho, Serigne Mountakha Bassirou, Serigne Babacar SY Mansour et Monseigneur Benjamin Ndiaye sont montés au créneau, dans le cadre de la sensibilisation.

Le chef du service des maladies infectieuses de l’hôpital Fann, Pr Moussa Seydi, insistait, depuis décembre, sur la contribution des chefs religieux, dans le cadre de la lutte contre la Covid-19.

"Depuis quelques temps, il y a un laisser-aller. Il est courant de voir des rassemblements un peu partout. Et quand on regarde bien c’est souvent des rassemblements religieux. Dans les quartiers, on bloque les rues, les gens se comportent comme si la pandémie était terminée", alertait-il.
Au Sénégal, la seconde vague plus virulente que la première, s’est déclenchée depuis novembre 2020.

D’après la revue hebdomadaire publiée le 13 janvier dernier, le mois de janvier présente des statistiques des "plus inquiétantes". Ce, avec 2.321 cas positifs en onze jours. Ce qui constitue jusque-là, le "plus grand nombre" de contaminations depuis le début de l’épidémie, le 2 mars 2020, avec une moyenne de 211 cas par jour, comparé aux autres mois sur la même durée.

Une avancée mortelle puisque le nombre des cas de décès était multiplié par 7,4, avec 52 décès enregistrés, sur les 480 officiellement annoncés, soit une moyenne de près de 8 décès par jour.

La vague meurtrière se poursuit depuis lors. Huit décès ont été enregistrés ces dernières 24 heures, accroissant le bilan à 569 décès.
A ce jour, 24 459 cas ont été déclarés positifs, au Sénégal, dont 20 284 guéris. 3 605 patients sont, aujourd’hui, sous traitement.

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