Réformes de l’Uemoa : « Le Sénégal est en bonne place »

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Economie

Le Sénégal a réalisé un « bond significatif de cinq (5) points entre 2017 et 2018, passant de 71% en 2017 à 76% de taux de mise en œuvre des grandes réformes au niveau de l’Union économique, monétaire et ouest-africain (UEMOA). Ce, dans quatre (4) domaines importants : La gouvernance économique, la convergence, le marché commun, les politiques sectorielles et les investissements communautaires) réalisés dans les différents pays de l’UEMOA au titre de l’année 2018.

Abdallah Boureima, le président de la Commission de l’UEMOA, qui donne ces résultats, a fait face à la presse, ce mardi 29 janvier, après avoir remis au Premier ministre, Mahammad Boun Abdallah Dionne, en présence du ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Ba, le mémorandum dans lequel sont consignés « toutes les conclusions (et) tous les progrès dans les différents domaines énumérés dans ladite revue. Laquelle résulte d’une décision des chefs d’Etat des pays membres de l’UEMOA prise en 2013 pour « améliorer la convergence de leurs économies » avec la mise en œuvre de « politiques » dans un cadre bien défini.

Des résultats d’évaluation des performances accomplies par les Etats membres de l’UEMOA de la conclusion de la revue effectuée au titre de l’année 2018, qui place bien le Sénégal, souligne Abdallah Boureima. Qui dit : « Nous sommes satisfaits des conclusions de cette revue parce que le Sénégal a réalisé un bond significatif de cinq (5) points entre 2017 et 2018, passant de 71% en 2017 à 76% de taux de mise en œuvre des grandes réformes au niveau de l’UEMOA.

Le Sénégal, pays à risque très faible d’endettement

Poursuivant, il insiste d’abord sur les réformes sectorielles, « qui ont été amples et efficaces car elles ont permis de rompre avec deux tendances ici au Sénégal. La première rupture avec des faibles taux de croissance constatés au début de la décennie 2010. C’est ainsi que le taux de croissance est passé de 3,5% en 2014 à 7,2% en 2017. Et ce train-là est maintenu depuis 2015. Et, il se poursuit en 2018 et en 2019. C’est la première rupture avec les taux bas de croissance. » La deuxième rupture, liste Boureima, « ce sont les composantes fortes qui portent cette croissance. En un moment donné, la croissance était essentiellement portée par le secteur tertiaire. Aujourd’hui, la prépondérance du secteur réel est forte notamment le secteur de l’Agriculture avec 11 points.

Ceci nous laisse penser que la croissance sera inclusive. Ce qu’elle n’a pas été par le passé. Parce que, ça touche le secteur primaire où existe vraiment la population la plus nombreuse de nos concitoyens et aussi la plus vulnérable. »

Ensuite, « c’est la mise en œuvre des réformes fiscales et au niveau de la passation des marchés. Là aussi, les résultats ne se sont pas fait attendre. Le Sénégal a été le premier pays à atteindre le taux de pression fiscale et même à le dépasser. En 2017, de 20% fixé par le pacte de convergence. Avec l’élargissement de son PIB, le taux de pression fiscale est resté au niveau de la moyenne de 15% de l’Union. »

S’agissant de la mobilisation des ressources externes, se félicite toujours le président de la commission de l’UEMOA, « le succès au Groupe consultatif de Paris récemment et aussi le succès dans la levée des eurobonds sur les marchés financiers. Et, ceci sans compromettre les grands équilibres budgétaires au niveau de l’Etat notamment en ce qui concerne l’endettement parce que sur deux ratios (communautaire et international), le Sénégal est en bonne place. En ce qui concerne la donne communautaire, le taux d’endettement du pays se trouve en dessous du seuil fixé de 70%. »

Le Sénégal est également « bien placé avec 3,8 », au niveau du nouvel indice fixé par les institutions de Bretton Woods par rapport à la qualité du cadre institutionnel et politique et où se mène la gestion politique et économique des Etats. Une notation qui place le Sénégal au niveau des pays à « risque très faible d’endettement. » « C’est dire, conclut Abdallah Boureima, que toute cette politique de mobilisation de ressources internes et externes n’a pas du tout compromis les grands équilibres macro-économiques et budgétaires. » Le troisième aspect (étant) la « bonne trajectoire » du Sénégal pour le « respect des critères de convergence par le Sénégal à l’horizon fin 2019. »

Enfin, suivant les trois critères de premier rang que constituent, souligne-il, l’endettement, le taux d’inflation, l’inflation maîtrisée dans l’ensemble de l’UEMOA et le déficit budgétaire qui se profile à l’horizon 2019 aux alentours de 3%, le Sénégal contribue à « l’animation du marché commun » de 120 millions d’habitants, par la « qualité de ses exportations » dans les autres pays de l’Union qui, en ont besoin pour relever leur « faible » taux de commerce intra-communautaire.

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