Résurgence de la rougeole : Le Directeur de la prévention rassure

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SANTÉ

Le Sénégal a enregistré cette année 17 cas de rougeole dans huit (8) districts du pays. La précision est faite par le Directeur de la prévention, Dr Mamadou Ndiaye. Interrogé par Sud fm, il renseigne que la région de Kédougou est la plus touchée avec cinq (5) cas notés. Aussi, rassure-t-il, la maladie est sous surveillance au Sénégal avec une riposte immédiate autour du chaque cas signalé. Ce, au moment où l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’Unicef ont lancé un cri d’alarme devant la recrudescence de cette maladie. L’OMS, reprise par l’AFP, a relevé un bond d’environ 50% des cas signalés l’an dernier par rapport à 2017, qui ont fait 136.000 morts dans le monde. Jusqu’en 2016, la maladie était pourtant en diminution. Selon l’Unicef, 98 pays ont signalé un plus grand nombre de cas en 2018 qu’en 2017. Dix (10), dont l’Ukraine, le Brésil et la France sont responsables des trois quarts de l’augmentation totale. En Ukraine, où a eu lieu la plus forte hausse, 35.000 cas ont été répertoriés en 2018, soit 30.000 de plus qu’en 2017. Et pour les deux premiers mois de 2019, on en est déjà à 24.000.

Au Sénégal, la situation est sous contrôle, se réjouit Dr Ndiaye. Qui détaille le plan de riposte mis en place : « Au Sénégal, la rougeole est une maladie sous surveillance, explique-t-il. Dans la mesure où dès qu’il y a un cas il est notifié immédiatement par le système de surveillance. C’est également une maladie qui figure dans le Programme élargi de vaccination (PEV) qui est administré aux enfants à partir de l’âge de neuf (9) mois et que nous administrons même une deuxième dose à partir du seizième (16) mois de vie dans l’exécution de son plan de ce qu’on appelle pré-élimination de la rougeole. »

Aussi, indique-t-il, « c’est une maladie sous surveillance au Sénégal où s’il y a des cas, ils sont notifiés régulièrement et dès qu’il y a un cas, nous faisons une riposte immédiate autour du cas. C’est cela la situation au Sénégal. Depuis le début de l’année, il y a eu un certain nombre de cas mais à chaque fois, cela n’a pas revêtu le caractère d’une épidémie mais c’est une riposte contre coup d’un cas parce que c’est normal. »

Evoquant l’alerte sonnée par l’OMS et l’UNICEF, le directeur de la prévention soutient que dans les pays où il y a eu des épidémies, il y a peut-être des explications selon lesquelles qui ont baissé la garde par rapport à la vaccination. »

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