Row4ocean vise le record contre la pollution du fonds marin

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Traversée de l’Atlantique

Le défi est lancé. Le coup d’envoi de la traversée de l’Atlantique a été donné ce vendredi 14 décembre sur la baie de l’hôtel Terrou Bi de Dakar. Le trimaran Row4Ocean, un navire multicoque à rames, a quitté Dakar, en Afrique de l’Ouest, pour rallier Paramaribo, en Amérique du Sud, distant de 2 mille 305 miles. Une distance que l’équipage au nombre de quatre rameurs compte parcourir en 27 jours pour établir un record qui sera inscrit dans le livre Guinness book record. Mais, l’objectif principal de la traversée de l’Océan, sponsorisée par DP World, est de sensibiliser le monde sur le danger du plastique et sur la pollution du fonds marins. Une traversée pour l’environnement et la nature.

Les enjeux sont importants, fixe Patrick Bol, commandant du bateau et du management de DP World. Il dit : « Nous savons que ce n’est pas évident mais la décision que nous avons prise, c’est d’attaquer ce tour afin de battre le record. Nous avons l’équipement qu’il faut, nous allons tout faire pour parce que les océans sont très importants en ce qui concerne justement la survie de l’homme de manière générale. A travers les mers, il y a beaucoup de choses qui se passent, des choses positives comme négatives dont la pollution marine. Nous savons que les pêcheurs et d’autres acteurs sont impliqués. Sur ces questions sensibles, il y a justement la pollution marine. Parmi les éléments principaux de cette pollution marine, il y a l’aspect plastique. C’est la raison pour laquelle, nous avons décidé justement de lutter contre les déchets plastiques dans les océans. »

A chaque fois, ajoute-t-il, « nous allons collecter des quantités d’eau et ces échantillons nous les utiliserons pour les mettre à la disposition des laboratoires pour des analyses. Et les données scientifiques obtenues serviront pour cette cause. »

Bol de poursuivre : « A partir de l’année prochaine, une collecte de dons est prévue dans le cadre du projet afin d’attirer l’attention sur le danger que constitue cette pollution qui est en train de faire disparaître le réseau marin. Naturellement, les enjeux financiers sont énormes et gérer des questions financières n’est pas toujours évident. Il faut le maximum possible afin que tout soit fait pour rendre tout cela possible. Il n’y a plus de temps à perdre afin de toucher le maximum de personnes possibles face au danger que constitue la pollution marine. Après un an de préparation, il est temps de partir. »
Les risques qu’ils encourent

Une traversée qui n’est pas sans risques puisque la crainte la plus sérieuse de l’équipage est liée à « la détérioration des conditions climatiques. Mais des mesures d’atténuation ont été mises en place par l’équipage avec un système de freinage sur le trimaran pour contrôler le bateau s’ils sont soumis à ces conditions-là. Quand une tempête souffle par derrière, nous avons un système pour bloquer le trimaran pour éviter de nous laisser emporter. Si le vent souffle, nous avons une ancre que nous jetons pour stabiliser notre embarcation. Un système de parachute est également prévu. Il est possible de réduire la vitesse et améliorer la stabilité de notre bateau. Nous l’avons essayé et testé et le système est fonctionnel. La mer est une grosse inconnue. L’autre crainte que nous avons, c’est de heurter des éléments immergés et qui ne seraient pas visibles. »

La plus grosse crainte, c’est de tomber malade ou de contracter une maladie ou de graves blessures qui ne nous permettraient plus de faire correctement le travail. C’est en ce moment que le navire qui est derrière nous en appui interviendrait pour nous appuyer mais nous prions pour que cela n’arrive pas. » Une autre chose à laquelle ils ne préfèrent pas penser, c’est la hantise d’une attaque de requin.

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