SAISIE DE MUNITIONS À PIRE : LES TROUBLANTS AVEUX D’UN DES CONVOYEURS

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SAISIE D’ARMES

Ecroué depuis le 6 novembre dernier pour association de malfaiteurs en relation avec une association terroriste, détention d’arme, Maky Taal Ndiaye passe finalement aux aveux. Chauffeur de professeur, il a l’habitude de prendre des clients sur l’axe Rosso - Thiès ou Rosso – Dakar, a-t-il confié aux gendarmes, dans des propos repris par Libération. Ainsi, ce 24 octobre, il a quitté Rosso pour déposer ses clients à Thiès avant de faire demi-tour pour passer la nuit, chez lui, à Ndorma (Mboro). Le lendemain, il a quitté Ndorma pour rallier Dakar. Dans l’après-midi, il a reçu un appel d’Ameth Ndiaye (également écroué), qui lui a confié avoir, sur Dakar, des bagages (des ferrailles) à transporter à Rosso. Ce dernier étant son beau-père, Maky Taal s’exécute.

D’après ses aveux, c’est à Rufisque qu’il s’est rendu compte qu’il ne s’agissait pas de ferraille. Car, lorsqu’il s’arrête pour mettre de l’ordre dans la malle arrière après avoir pris deux clients pour Ngaye Mékhé et Thiès, il tombe sur les munitions après avoir ouvert le colis. En panique, il appelle son beau-père, qui le rassure, soutenant que les munitions ne sont pas utilisées par l’Armée, et qu’elles servaient à faire de la ferraille.

Avant son arrestation, il soutient avoir reçu un appel de Moustapha de nationalité mauritanienne, établi à Nouakchott. « Moustapha m’a dit qu’il avait des bagages à Dakar, lesquels devaient être acheminés à Rosso et il voulait que je l’aide. J’ai dit à Moustapha que Maky était à Dakar et que normalement il devrait pouvoir transporter les bagages. Moustapha m’avait dit aussi que c’est Bécaye qui est en possession des bagages, et que c’est lui qui allait amener les bagages jusqu’au domicile de Maky. J’ai appelé Maky pour l’informer, et en cours de route, il s’est fait arrêter ».

Bécaye sera identifié au nom d’Abdou Bécaye Sankharé alias Bécaye Sankharé, soldat en service militaire au camp Lemonnier.

« J’ai fait la connaissance de Moustapha il y a de cela quelques années à Rosso, et comme la plupart des sujets mauritaniens se soignent au Sénégal, entre Thiès et Dakar, j’ai accompagné un jour Moustapha, son oncle, qui devait se soigner et deux autres femmes pour les amener dans une clinique à Dakar. Depuis lors, nous avons gardé contact. Je ne sais pas dans quel domaine il évolue en Mauritanie mais je pense qu’il est commerçant », ajoute le prévenu. Qui souligne que Moustapha lui a indiqué si le colis était arrivé à destination que quelqu’un viendrait le récupérer pour l’acheminer en Mauritanie.

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