SAMBA SY : « LE TÉLÉTRAVAIL N’EST PAS ENCORE À L’ORDRE DU JOUR »

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MATINALE SPÉCIALE

À situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles. Ainsi, dans certains pays du monde, plusieurs salariés dont la Fonction publique sont appelés à travailler chez eux. Mais, pour le moment, ce système n’est pas encore à l’ordre du jour au Sénégal malgré les 36 cas testés positifs à la Covid 19. C’est du moins ce qu’a fait savoir fait savoir le ministre du Travail, du Dialogue social et des relations avec les institutions Samba Sy, l’un des invités de la matinale spéciale sur iradio (90.3).

PAS DE PÉNURIE ALIMENTAIRE AVANT 3 MOIS

« Le propre des crises, c’est de stimuler la créativité et l’inventivité. Cette crise entraîne forcément des mutations dans les entreprises. Il y aura une réorganisation du travail. Le système du télétravail est sorti dans les propositions qui nous ont été faites. C’est vrai, en Afrique, le Sénégal fait partie des pays qui sont très en avance dans les nouvelles technologies mais, nous sommes très loin de certains standards. Le télétravail, ce n’est pas encore la solution adoptée mais, si les circonstances l’exigent, si la situation le demande, on va l’adopter », a déclaré le ministre. Poursuivant, il indique que des mesures sont préconisées et toutes les entreprises sont tenues de les respecter. Il faut, d’après lui, respecter la distance sociale. « Si les mesures édictées sont respectées, la situation peut s’améliorer », conseille-t-il.

En effet, la pandémie du Coronavirus impacte gravement certains secteurs de l’économie tel que le tourisme, le transport, entre autres. L’Etat, selon lui, apporte son soutien à ces secteurs. Pour ce qui est des denrées de première nécessité, le ministre indique qu’il y a une marge d’ici trois mois pour qu’il n’y ait pas pénurie.

Pour sa part, Cheikh Diop de la CNTS/FC, l’autre invité de l’édition spéciale a indiqué que le premier problème des Sénégalais c’est la discipline. A son avis, les mesures préconisées par le ministère de la Santé et de l’Action doivent être respecter. « Il faut que tous les citoyens soient conscients de la gravité de la maladie. Nous sommes dans une situation d’urgence. Il faut réorganiser le travail. Il faut une solidarité collective pour limiter les dégâts de cette maladie », a recommandé Cheikh Diop.

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