SERIGNE FALLOU MBACKÉ, HONORÉ DÈS SA NAISSANCE PAR CHEIKH AHMADOU BAMBA

news-details
LE SÉNÉGAL DANS L’HISTOIRE - SPÉCIAL TOUBA

Sa venue au monde a même ému son vénéré guide et père Cheikh Ahmadou Bamba : « Si ce nouveau-né n’était pas apparu dans ma famille, dit-il, je me serais mis à sa recherche pour aller le retrouver où qu’il puisse être ». El Hadji Fadilou Mbacké est un miracle divin, un homme de vaste culture, une perle pour la Ummah islamique.

Sur ses lèvres, le sourire, toujours. Le Coran en main, la sagesse dans ses paroles et actes, le deuxième Khalife des Mourides mêlait l’ascétisme à l’humour, ce qui faisait de sa pédagogie un exemple. Tout semble facile pour le saint homme. Son apprentissage du Coran s’est fait avec une aisance et une facilité qui surprenait ses maitres mais aussi ses condisciples.

Serigne fallou était un mystère et la date de sa naissance en dit énormément : elle coïncide au 27ème jour du mois lunaire de Rajab, la nuit où le Prophète Muhammad (Paix et salut sur lui) a entamé son voyage nocturne. Alors, ce n’est point un hasard si El Hadji Fallou semblait entretenir une relation complexe et intime avec les éléments. Pour les disciples, les prières formulées par ce fils de Bamba étaient comme des vœux déjà exaucés.

Pendant 23 ans, la durée de sa présence en qualité de Khalife, Serigne Fallou a été au service de la communauté mouride. Le marabout était imprégné des réalités sociales. Il était l’ami des talibés, mais également leur guide. Si Serigne Modou Moustapha Mbacké a posé la première pierre de la mosquée Touba en 1932, c’est lui qui va l’inaugurer le 7 juin 1963. Une date importante chez les mourides. Serigne Fallou va installer les cinq minarets de la mosquée tout en rendant hommage à Mame Cheikh Ibrahima Fall, dans la mesure où la plus grande tour porte son pseudonyme : Lamp Fall. Serigne Fallou a dirigé la première prière dans la grande mosquée de Touba, une prière symbole de bénédiction qui continue de faire de la contrée, une cité religieuse de référence.

Serigne Fallou était également une référence. Sa vie est chantée partout, ses miracles précèdent son existence sur terre. Et pour récompense, pour l’ensemble de son œuvre, un "Magal" lui est dédié. Il s’agit du Magal de Kazu Rajab. Sa célébration commence précisément en 1963. De son vivant, c’est Sokhna Asta Walo Niang, la fille de Serigne Abdourahmane Bousso, qui a été celle qui a préparé le premier repas pour célébrer Serigne Fallou. Progressivement, l’évenement prend une ampleur à la dimension du saint homme. Serigne Fallou vivra sa dernière célébration du Kazu Rajab en 1968. L’année de son rappel à Dieu.

Depuis lors, la tradition se perpétue et traduit l’engouement et l’amour des des fidèles à leurs guides. Que ça soit les questions politiques, religieuses ou sociales, serigne fallou se mettait en première ligne pour dévoiler sa science. Les talibés se l’approprient, chacun en fait son guide préféré, oui, parce que serigne fallou était là pour tout le monde, sans distinction aucune. Adoré de tous, Serigne Fallou est et continue d’être une solution prompte aux problèmes d’ici mais aussi d’ailleurs.

Vous pouvez réagir à cet article