SOPHIE GLADIMA RENCONTRE LES GÉRANTS DE STATIONS-SERVICE

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POST-MANIFESTATIONS

L’État du Sénégal au chevet des gérants de stations-service après les actes de saccages perpétrés lors des violentes manifestations qui ont suivi l’arrestation de l’opposant Ousmane Sonko, la semaine dernière. La ministre du Pétrole et des Énergies, Aïssatou Sophie Gladima a rencontré les acteurs ce jeudi, 11 mars. Leur exprimant la solidarité de l’État, elle a souligné qu’un soutien leur sera apporté après l’évaluation des dégâts.

"Pour le moment, on nous dit qu’il y a 75 stations-service qui ont été détruites. Est-ce que c’est un bilan exhaustif ? Il faut qu’on fasse le point (par rapport) au degré de destruction aussi. Parce qu’une station qui a été brûlée totalement n’aura pas le même traitement (qu’une autre). Tout ça, il faut qu’on l’évalue. On va faire vite mais on ne peut pas donner de délai", a-t-elle expliqué.

D’après le Secrétaire général de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal / Forces du changement (CNTS/FC), Cheikh Diop, c’est Total Sénégal qui a payé le plus lourd tribut avec 50 stations saccagées.

"Total Sénégal, du directeur au gérant jusqu’au laveur, nous sommes tous des Sénégalais. Si maintenant, ils viennent s’attaquer à des Sénégalais qui ont choisi d’investir dans le pays, qui ont choisi de travailler dans le pays, d’embaucher et de promouvoir l’emploi dans ce pays, c’est vraiment dommage. Parce que pour moi, tout ce qu’on a cassé ne concerne pas les étrangers (Français). Cela concerne les Sénégalais et les Sénégalaises", a déploré madame Semedo, gérante de station-service.

Malgré ces difficultés, les acteurs ont tenté de rassurer sur le risque réel de pénurie de carburant, s’engageant "à tout faire pour approvisionner correctement" la population.

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