SOPHIE GLADIMA : « TOUT CE QUE SONKO DIT EST FAUX, NOUS N’AVONS PAS SIGNÉ DE CONTRAT AVEC TOSYALI »

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FER DE LA FALÉMÉ

La ministre des Mines et de la Géologie a profité, ce samedi, du vote de son budget, pour apporter des réponses relatives à la société Turque Tosyali Holding. Aissatou Sophie Gladima a démenti de bout en bout les déclarations du député et non moins président du Pastef, Ousmane Sonko concernant ce contrat. « Ce protocole, qui contenait 20 points, a été renégocié et rediscuté en présence des structures qui étaient concernées. Et sur les 20 points, il n’en reste que 13. Cela veut dire que tous les points que souligne le député Ousmane Sonko n’existent plus dans le protocole. Ce que Ousmane Sonko dit est faux, nous n’avons pas signé de contrat avec Tosyali », a déclaré le ministre.

À l’en croire les choses se sont faites dans la plus grande transparence et une conférence de presse a été organisée à son retour d’Istanbul pour expliquer aux Sénégalais ce qu’il en était. « Nous n’avons rien à cacher. Tout est clair », dit-elle. « Je pense que quelqu’un qui voit la lune qui vous dit que je ne la vois pas, vous ne pouvez rien contre cette personne. Je suis désolée pour cet honorable député et toutes les personnes qui persistent et qui signent sur cela. Ce protocole, c’est juste un démarrage de discussions. Nous avons fait des propositions en trois phases. Une première phase où la société va faire du fer à béton, une deuxième phase où nous allons exploiter les mines pour réduire l’importation et la dernière phase sera la grande production ».

S’agissant du contenu local, le ministre estime qu’il est très important. Ainsi, elle annonce qu’un forum sera organisé avec tous les acteurs du secteur pour voir comment définir ce contenu local. S’agissant des carrières, elle a souligné qu’il n’est pas prudent d’augmenter les taxes. Ce, d’autant que cela pourrait avoir des répercussions négatives sur le secteur de la construction.

Concernant les fonds de péréquation, le ministre a rappelé que le critère déterminant était celui démographique. Ce qui, à son avis, ne permettait pas d’assurer un partage équitable des revenus. Sur ces entrefaites, elle a annoncé une révision des critères de répartition de ce fonds. Ce, indique-t-elle en introduisant une discrimination positive afin de mieux prendre en compte les zones d’implantation des minerais qui, en général, sont vulnérables et à faible démographie.

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