SORTIE D’ADJI SARR : LE JUGE D’INSTRUCTION, SAMBA SALL, INTERPELLÉ

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VIOLS ET MENACES DE MORT

La sortie d’Adji Sarr, l’accusatrice d’Ousmane Sonko, de viols répétés et menaces de mort, passée au crible. Le consultant en Droits humains et membre de la Ligue sénégalaise des droits de l’homme (LSDH), Denis Ndour, dit ne pas comprendre qu’Adji Sarr ait brisé le silence en pleine instruction du dossier.

La jeune masseuse a en effet livré sa version des faits, hier. L’un des invités de la Matinale d’iRadio se demande pourquoi la masseuse a pris la parole au moment où le dossier est en instruction. D’ailleurs, il interpelle le juge d’instruction, Samba Sall, sur la question.

"Ce qu’on a entendu c’est qu’une fois que le dossier est déjà en instruction, plus personne ne devait parler de ça. Est-ce que cela concernait seulement Ousmane Sonko ou Adji Sarr ? C’est le juge d’instruction qui peut nous donner des éclaircissements."

Son vis-à-vis, le journaliste Soro Diop soutient le contraire, estimant que la jeune masseuse avait besoin d’exprimer la frustration accumulée. "C’est un exutoire, à mon niveau, de frustration, d’insultes emmagasinées et d’accusations parfois sordides, d’insanités et tout ça autour d’une jeune fille. Je pense en même temps que c’est une sortie qui manifeste l’exigence de l’éclatement de la vérité", commente-t-il.

Les deux sont formels : la justice doit faire son travail

"C’est de son droit de dire sa version des faits, mais je pense pour nous, que ce qui est important, ce n’est pas ce qu’elle a dit, encore moins ce que Sonko a dit. Mais ce qui est important, c’est ce qu’ils vont dire devant le juge, et qui va trancher en ayant tous les éléments plausibles dans un procès équitable où personne ne dira que c’est un procès politique", tranche Ndour.

"De toutes les façons Adji Sarr et Ousmane Sonko se sont retrouvés dans un salon de massage. Qu’est-ce qui s’est passé exactement ? Lui, elle et Dieu seuls connaissent. Le reste, c’est la Justice qui peut trancher", ajoute Diop.

Contacté par iRadio, le juriste spécialisé en Droit pénal, Iba Barry Camara, ne serait pas surpris qu’un rappel à l’ordre soit fait aux parties prenantes, si le Bâtonnier ne se signale pas.

"En vérité, on s’attendait à ce que les affaires se tassent et que l’on laisse le soin au juge justement de conduire son instruction. Mais ce qu’elle a fait, en vérité, je suis presque sûr de ça, le juge va devoir l’interpeller pour lui faire un rappel à l’ordre mais également par rapport surtout à son avocat qui devait savoir également que c’est une attitude qui n’est pas du tout normale", a-t-il expliqué.

En l’état, la masseuse, qui persiste et signe dans ces accusations, a défié l’opposant politique : "que Sonko jure sur le Coran qu’il n’a jamais eu de rapports sexuels avec moi. S’il le fait, je retire ma plainte".

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