Sytjust- Le Secrétaire général, Boun Malick Diop, contesté

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JUSTICE

Le torchon brûle entre les travailleurs du Syndicat des travailleurs de la justice (Sytjust). Les membres au sein de l’organisation ne parlent plus le même langage. Certains d’entre eux sont montés au créneau pour remettre en cause la légitimité d’El Hadji Ayé Boun Malick Diop, Secrétaire général du Sytjust. Ce dernier, selon ses accusateurs, refuse d’aller en Assemblée alors que son mandat est expiré depuis 3 ans. Ainsi, des syndicalistes ont créé un comité pour l’Organisation du Congrès Extraordinaire (COCE) du syndicat des travailleurs de la justice. Dans communiqué reçu par emedia.sn, ils disent « avoir noté amèrement que le BEN du SYTJUST continue toujours à œuvrer exagérément au nom de ses membres sans revenir à la base et sans encore parvenir à trouver une date de congrès presque deux ans après, jour pour jour, l’expiration de son mandat alors qu’un combat, si légitime soit-il, doit s’inscrire dans la légalité, particulièrement pour des acteurs de la justice, garants du respect des droits et libertés ». Mieux, les syndicalistes frondeurs constatent avec regret que « malgré la caducité de son mandat et son manque total de légitimité, le Ben continue de poser des actes unilatéraux et attentoires aux intérêts matériels et moraux des travailleurs de la justice ». Sur ce, ils somment le Ben à surseoir à toutes ses activités syndicales et convoquent tous les travailleurs de la justice au congrès extraordinaire qui se tiendra le 6 avril 2019 à Thiès.

Me El Hadji Ayé Boun Malick Diop se défend

Interpellé sur cette affaire, Me El Hadji Ayé Boun Malick Diop, secrétaire général du Sytjust indique « le Sytjust se porte bien et les instances marchent. » « Nous avons mené récemment des combats épiques et nous avons engrangé des acquis historiques. Seulement, nous sommes à une époque où chacun à accès à la presse et chacun peut balancer un communiqué », a-t-il déclaré. A l’en croire, tous ces gens qui parlent au nom du Sytjust sont des « usurpateurs » qui ne sont même pas connus dans les registres du syndicat. « Ils ne remplissent pas les critères d’adhésion et d’appartenance à notre syndicat. Ce n’est pas une organisation acéphale où chacun peut s’arroger le droit de parler. Parce que, ce sont des personnes anonymes que nous ne connaissons mêmes pas », explique-t-il.

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