TAXIMAN TUÉ ET JETÉ DANS UN CANAL À THIÈS : LE NEVEU DE LA VICTIME S’EXPLIQUE

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Justice

Serigne Mamadou Guèye a été déféré hier au Parquet du Tribunal de grande instance de Thiès pour le meurtre de son oncle qui n’est autre que le chauffeur de taxi Cheikh Mbaye dont les ossements ont été retrouvés dans les égouts de l’ONAS, le 23 avril dernier.

Le mis en cause qui a avoué qu’il battait son oncle dans le procès-verbal d’audition, parcouru par Les Echos, a souligné que leur différend a été résolu depuis. "Ce jour-là, on est venu à la police et on nous a arrangés. Mais mon problème avec mon oncle, c’est quand il est ivre et qu’il veut lire les ’’Xassaïdes’’. Ce que je lui reprochais souvent", a-t-il confié. Poursuivant, il a avoué l’avoir un jour menacé de mort avec un objet contendant que les limiers lui ont confisqué lorsque ces derniers l’ont convoqué avec le frère de sa mère au commissariat pour tenter de régler leur contentieux.
"J’ai eu un problème ce jour-là avec mon oncle. On m’a pris l’arme à la police mais depuis lors il n’y a plus rien eu entre nous", s’est-il dédouané.

Mais ses voisins de quartier ont battu en brèche sa déposition. L’enfonçant, ces derniers ont déclaré que le mécanicien terrorisait à longueur de journée les membres de sa famille, en particulier les épouses du défunt, qui ont quitté le domicile conjugal à cause de ses menaces de mort.

En face, le neveu a accusé l’oncle d’avoir fait main basse sur sa part d’héritage de son défunt père. "C’est mon oncle qui a mes 850 000 F CFA, qui constituent ma part d’héritage de mon père. Il ne m’a donné que 175 000 F CFA", a-t-il fait remarquer.
Par ailleurs, a-t-il soutenu : "mon oncle n’avait pas à me donner du ’’safara’’ parce qu’il n’y a rien entre nous. Il le fait également avec un certain nommé Vieux Wade. Ce sont eux, qui m’ont emmené de force auprès d’un marabout alors que je ne souffre de rien".
Aux questions des enquêteurs, l’accusé est resté droit dans ses bottes. "Je ne l’ai pas tué, et j’ignore qui l’a tué", a-t-il nié, bien qu’il soit en possession du téléphone de la victime.

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