TENSIONS DE TRÉSORIE DE L’ÉTAT : LE MINISTÈRE DES FINANCES S’EXPLIQUE

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DETTE PUBLIQUE

Les comptes sont bons. Dans un communiqué parvenu à emedia.sn, le ministère des Finances et du Budget réagit aux "informations véhiculées à travers la presse au cours de ces derniers jours" et qui "font état de tensions de trésorerie au niveau de l’Etat et d’accumulation d’arriérés de paiements importants vis-à-vis d’entreprises exécutant des investissements publics." En cause : un article de presse qui fait état d’une dette de 60 milliards de l’Etat à payer aux entreprises pour les chantiers du Train express régional (Ter). L’article en question évalue également la dette intérieure brute à 1000 milliards de FCFA.

À ce titre, précise la note du ministère des Finances et du Budget : "Le processus d’exécution du budget 2019 se déroule normalement avec un rythme de recouvrement correct des recettes ainsi qu’une prise en charge satisfaisante des dépense."

Aussi, ajoute le communiqué, " Au titre des dépenses financées sur ressources internes, depuis le 15 avril 2019, une enveloppe globale d’un montant de quatre cent quatre-vingt-onze milliards neuf cent quarante-quatre millions (491,944 milliards) de FCFA a été mobilisée pour la prise en charge des dépenses de personnel pour 146,490 milliards de FCFA, du remboursement du service de la dette publique pour 117,216 milliards de FCFA et du paiement des prestataires de services et des décomptes dus aux entreprises exécutant des travaux au titre des projets et programmes d’investissements publics pour 228,239 milliards de FCFA."

En ce qui concerne les dépenses financées sur ressources externes depuis le 15 avril 2019, les services d’Abdoulaye Diallo relèvent qu’un "montant total de soixante-sept milliards cent millions (67,1 milliards de FCFA) a été payé dont vingt-huit milliards deux cents millions (28,2 milliards de FCFA) pour le secteur des BTP et le TER."

A ce jour, précise le document, "les critères d’évaluation du Programme Economique et Financier du Sénégal sont respectés, notamment le plafond trimestriel des instances de paiements et le plancher des dépenses sociales.

En définitive, "toutes les dépenses arrivées à maturité sont prises en compte au niveau de nos services compétents", rassure le ministère.

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