TENSIONS ENTRE CONDE / MACKY : ABDOUL MBAYE PRÉOCCUPÉ

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DIPLOMATIE

L’opposant politique Abdoul Mbaye regrette fortement la dégradation "manifeste" des relations entre les Présidents de la Guinée et du Sénégal. Préoccupé, il a plaidé pour "une médiation qui pourrait être engagée afin que cette querelle ne contribue à accroître la souffrance des populations des deux pays en cette période de crise économique et sanitaire."

L’ex-Premier ministre, présidant le Conseil national (CN) de son parti, l’Alliance pour la Citoyenneté et le Travail (ACT), a, ainsi, rappelé "la nécessité de la construction d’une intégration africaine par la promotion de la coopération sud-sud et par les peuples, afin de la rendre résiliente aux humeurs de leurs dirigeants."

Appréciant également la situation nouvelle au Tchad, le CN a réaffirmé que "la stabilité institutionnelle durable nécessaire au développement de l’Afrique se trouve dans la mise en place d’institutions fortes et réellement démocratiques plutôt que dans l’entretien d’états autocratiques organisés autour de clans et de familles. Il a espéré que cette autre chute d’un régime du Sahel suivi d’un coup de force ne contribue à un effet domino et à la déstabilisation globale d’une région déjà fortement éprouvée par le terrorisme et le grand banditisme", lit-on dans le communiqué sanctionnant la rencontre.

Dans le document, parvenu à Emedia, "le CN a, par conséquent, appelé les gouvernants africains à davantage de réalisme pour la prise en compte des aspirations des populations en matière de renforcement de démocratie en même temps que d’amélioration de leurs niveaux de vie ; il a invité leurs soutiens étrangers à une meilleure lecture des signaux d’alerte lorsqu’ils se manifestent".

Le président Guinéen Alpha Condé et son homologue sénégalais Macky Sall entretiennent des relations houleuses. En cause, selon Conakry  : le Sénégal servait de base arrière de déstabilisation de la Guinée.

"Tout le monde sait, tous ceux qui nous insultent, tous ces cris de ’’la Guinée va brûler’’, tout se fait à Dakar. Tout le monde le sait, mais Dieu est là", avait accusé Alpha Condé, au Ghana, à l’occasion de l’investiture de Nana Akufo-Addo, en mars dernier.

Récemment, la CEDEAO avait pris son bâton de pèlerin pour que les frontières entre les deux pays soient rouvertes.

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