THIERNO BOCOUM À SONKO ET CIE : "VOUS N’AVEZ PAS DE LEÇONS À NOUS DONNER"

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Politique

Thierno Bocoum, le leader du mouvement ’’AGIR" (Alliance générationnelle pour les intérêts de la République) continue de contester la procédure de création de la coalition Yewwi Askan Wi. Dont les leaders, Ousmane Sonko (PASTEF), Khalifa Sall (Taxawu Sénégal) et Serigne Moustapha SY (PUR), sont accusés d’avoir "déserté leurs responsabilités, au service de leurs propres intérêts."

"Ce que nous condamnons, martèle le jeune opposant, dans une nouvelle déclaration. Ils m’ont envoyé leur charte mais je ne pouvais pas y adhérer compte tenu de la méthode employée." "Il n’y a pas eu la moindre discussion même autour de la dénomination de la nouvelle entité et des couleurs qu’elle aurait à arborer", embraie l’ancien député et ex-membre de Rewmi d’Idrissa Seck.

De ce point de vue, Thierno Bocoum comprend la position du Parti démocratique sénégalais (PDS) qui s’est démarqué avant même le lancement de Yewwi Askan Wi. La coalition s’est en effet formée sans le PDS. La formation de Me Abdoulaye Wade parlait de "jeu d’ombre" dans un communiqué reçu par la rédaction d’Emedia.sn quelques heures avant le lancement de ladite coalition. C’était le 2 septembre dernier. Les libéraux informaient n’avoir signé aucun document à ce propos. "Sans être informé officiellement, le Pds a appris qu’une cérémonie de signature est prévue, ce jeudi 2 septembre alors que jusque-là des points de désaccords signalés par plusieurs partis subsistent et n’ont pas été résolus", soulignait la note de presse, précisant que "le PDS constate plusieurs jeux dans l’ombre ainsi que des détours et subterfuges inutiles qui plombent toute initiative de cette nature." Pour rappel, le PDS est aux commandes d’une nouvelle coalition.

La coalition sera quand même lancée avec pour logo un oiseau brisant une chaîne, la nouvelle coalition « Yewwi Askan Wi » (autrement dit « libérez le peuple »). Et pourtant, fulmine Bocoum, "je ne parle pas de discussions mais il n’y eu aucune informations" relative à ces points. Alors qu’insiste-t-il, "les discussions aboutissent à des consensus."

De ce fait, signale-t-il, "nous ne pouvions pas participer à cette démarche. Je ne dis pas que l’opposition ne doit pas être divisée. Je répète que l’opposition doit englober la diversité. Mais si on se prétend rassembleur, on doit en donner les gages et prendre de la hauteur."

"Cette procédure (n’étant) pas respectée", selon lui, "c’est pourquoi on a décidé de ne pas y participer", insiste-t-il.

Du coup, après des discussions menées à l’interne, suite au lancement il y a une semaine de Yewwi Askan Wi, AGIR a décrété ’’tout sauf Benno Bokk Yakaar", en perspective des élections territoriales prévues en janvier 2022. "Nous croyons que dans chaque localité, il y a une personne dont la candidature peut porter le changement souhaité. Nos responsables dans chacune des communes devront soutenir les candidats les mieux placés, du moment qu’ils sont dans l’opposition ou surtout s’ils sont issus du mouvement citoyen", décline-t-il.

Les candidats du mouvement AGIR sont invités, dans ce sillage, à ne pas entrer dans le jeu de division de l’opposition".

Selon lui, "seul l’après-Macky" doit être au centre de la bataille. "Parce qu’il ne s’agit plus de jouer mais de prendre ce combat au sérieux."

Poursuivant, il n’a pas été tendre avec le leader de Pastef / Les Patriotes, Ousmane Sonko, et ses militants accusés, eux, d’user de leur "appareil d’intimidation", en référence aux violences qui ont éclatées suite à l’arrestation de l’opposant dans l’affaire l’opposant à la jeune masseuse, Adji Sarr. "Mais ça ne passera pas avec moi" prévient-il, arguant qu’ils n’ont pas de leçons à lui donner.

"Nous ne menons pas de combat de personne, on a dépassé ce stade. Ce sont des combats de principe qui transcendent les personnes que nous menons. C’est pourquoi on ne répond pas aux insultes. Rien ne peut nous ébranler. On est prêt à tout entendre et à se sacrifier pour notre pays. On m’a prévenu que je risquais d’être isolé. Mais cela ne me fait pas peur", clôt-il.

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