TRAFIC DE NATIONALITÉ SÉNÉGALAISE : LE CERVEAU IDENTIFIÉ

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JUSTICE

Du nouveau dans l’affaire liée au trafic de la nationalité sénégalaise. Abdou Ahad Agne, l’archiviste du service des Affaires civiles et du Sceau, est identifié comme le cerveau. Selon Libération, qui donne l’information, il est sous le coup d’un mandat d’arrêt international.

Tout est parti, dans cette affaire, de l’interpellation d’Ali Fawaz, le 26 juillet dernier, après une descente sur place, direction logée au ministère de la Justice, des éléments de la Section de recherches (SR) de la gendarmerie de Colobane. Dans le cadre de l’enquête, les pandores ont vite fait le lien entre l’éclatement de l’affaire et la « subite maladie » et « l’évacuation » à l’étranger d’Abdou Ahad Agne. Ce, quelques seulement après son interpellation par sa hiérarchie sur le fond du dossier d’un Yemenite ayant acquis la nationalité après son mariage avec une Sénégalaise.

Dans le cadre d’un plan bien rôdé, le mis en cause évitant au maximum tout contact avec ses clients, avait chargé Aly Fawaz d’encaisser les fonds, et de déposer, sur la base de procurations, les dossiers à l’état civil du Centre Principal de Dakar. Par la suite, selon le modus operandi, Agne recensait des décrets existants pour établir une fausse documentation. A côté de Fawaz, Agne faisait également agir un autre agent, qui n’est autre que son frère, Aboubacry Agne, gérant d’un multiservices. Ce dernier récupérait les documents déposés par Fawaz, qu’il remettait aux clients, en échange de versements.

Sept (7) suspects sont déjà en prison dans cette affaire : Aly Fawaz et Aboubacry Agne ont rejoint Amer Alhamar (Syrien), Nabil Wizani (Sénégalais) et Ahmed Bakkour (Syrien), entre autres. Ils sont poursuivis pour association de malfaiteurs, contrefaçon des Sceaux de l’Etat, faux et usage de faux en écritures publiques authentiques, usage de faux commis dans des documents administratifs, corruption, obtention indue de documents administratifs et blanchiment de capitaux.

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