TRANSPORT : OUMAR YOUM PÈSE PLUS DE 295 MILLIARDS, SES ENGAGEMENTS EN 2020

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ASSEMBLÉE NATIONALE

Ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, Me Oumar Youm, défend son projet de budget pour l’exercice 2020, ce mercredi, 4 décembre 2019. Celui-ci est arrêté à 295 milliards 350 millions 566 mille 500 F CFA, pour 2 mille 286 milliards 586 millions 786 mille 483 F CFA, en autorisations d’engagements, pour les 3 prochaines années.

Les crédits pour le développement, la gestion, et l’entretien des infrastructures routières s’élèvent à 222 milliards 106 millions 246 mille 161 F CFA, cette année.

En commission, l’autorité de tutelle a assuré que plus de 1862 km de routes revêtues ont été réalisés depuis 2012, pour un montant de plus de 2 mille milliards F CFA, engagés dans les infrastructures routières uniquement, malgré les priorités pressantes dans d’autres secteurs tels que la Santé et l’Éducation. Selon lui, le budget de 2020 est « très raisonnable » pour engager les travaux, achever ceux qui ont été engagés (comme dans l’Ile à Morphil et la RN2) et prévoir d’autres travaux. Cependant, il reconnait que devant les besoins « énormes », le budget ne sera jamais suffisant.

Abordant la mobilité urbaine et les offres de transports, note le rapport de la Commission des Finances et du Contrôle budgétaire, élargie à d’autres commissions, le ministre a relevé « 2 handicaps notoires » de notre système de transport terrestre : la vétusté du parc automobile et l’insuffisance de l’offre par rapport à la demande croissante dans nos grandes villes comme Dakar.

« C’est pourquoi, justifiera-t-il, l’Etat a misé sur les transports collectifs comme Dakar Dem Dikk (DDD), le TER (Train express régional) et plus récemment le projet BRT (Bus rapid transit).

Par ailleurs, regrette Me Oumar Youm, malgré la concentration de 80% des activités de transports publics entre les mains des opérateurs privés, ces derniers « restent confrontés à la concurrence déloyale des transports clandestins et à des problèmes de rentabilité. Ce qui explique leur incapacité à faire face aux impératifs de sécurité routière et de renouvellement du parc automobile. »

D’où la « réflexion engagée sur la modernisation des services de transports » dont « les conclusions lui seront soumises très prochainement ». Dans ce cadre, annonce-t-il, « des mesures d’accompagnement telles que la professionnalisation et la protection sociale des chauffeurs seront prises pour rentabiliser le secteur. »

Une réflexion est également en cours pour « la mise en application du permis à points », souligne le rapport.

Les accidents de la circulation causent plus de 3 mille décès, chaque année, selon les estimations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Et les causes ne sont pas exclusivement imputables aux chauffeurs.

Ainsi, réagissant sur les imperfections de nos routes, le ministre a déclaré que des audits de sécurité seront menés pour corriger les défaillances constatées. En matière de contrôle technique, le taux de 47% de véhicules contrôlés demeure « insuffisant ». Ainsi, l’Etat va « déconcentrer davantage les services de contrôle technique au niveau des régions afin d’améliorer sensiblement ce taux. »

La séance est présidée par Allé Lô, ce matin. 86 députés inscrits, la discussion générale démarre à l’instant.

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