TRUMP PERSISTE DANS SES MENACES : « SI LES IRANIENS ATTAQUENT LES ETATS-UNIS… »

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APRÈS L’ASSASSINAT DE SOLEIMANI

Le président américain, Donald Trump, a fini de fédérer la colère. C’est aux cris de « Mort à l’Amérique », qu’une marée humaine a accompagné, ce matin, dimanche, 5 janvier, à Bagdad, au premier jour du deuil national de 3 jours, le convoi funéraire, transportant les restes du général iranien Qassem Soleimani, et d’autres victimes de la frappe américaine dans 5 cercueils, dont le haut responsable du Hachd al-Chaabi Abou Mehdi al-Mouhandis, tués avec 8 autres personnes dans une frappe de drone américain dans la capitale irakienne.

Selon le programme officiel, l’ayatollah Ali Khamenei, guide suprême iranien, doit lui-même présider la prière qui sera dite à l’occasion de la cérémonie prévue en l’honneur du général Soleimani lundi matin à Téhéran. Une autre cérémonie doit encore avoir lieu lundi après-midi à Qom avant l’inhumation du Général dans sa ville natale de Kerman, prévue pour mardi.

En face, Donald Trump a réitéré ses menaces envers l’Iran. Ces dernières heures, il a publié plusieurs tweets. « Si les Iraniens attaquent encore, ce que je leur déconseille de faire, nous les frapperons plus fort qu’ils ne l’ont été auparavant », avertit-il, dans l’un. Dans l’autre, il martèle « qu’en cas de représailles anti-américaines, les Etats-Unis ont sélectionné 52 sites en Iran, des sites importants pour le pays et pour la culture iranienne. Ils seront frappés très rapidement et très durement ».

Selon Mahnaz Shirali, sociologue d’origine iranienne, « Obama était une merveille de séduction mais un mauvais politique. » Invitée de Tv5 Monde, Mahnaz Shirali, sociologue d’origine iranienne, n’a pas mâché ses mots contre les Ayatollah et Washington, louant, en face, quelques qualités du prédécesseur de Trump. « Obama était une merveille de séduction mais il n’était pas un bon politicien, explique-t-elle.

Face à des monstres, en Arabie saoudite, en Iran, entre autres, il a laissé la gestion de ses régions aux services secrets, durant ses huit ans de mandat. Là, (avec Trump), on est en face d’un président dans sa monstruosité à la hauteur des autres dirigeants de la région. Le monde politique n’a pas la même logique que celui humain, dans lequel nous vivons au quotidien ».

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