Tuerie au Mali : Les Frères Guissé initient une marche et une séance de prières

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MALI

Indignés par le massacre des peuls survenu samedi dernier au Mali, les Frères Guissé se lèvent. Le dernier bilan fait état de plus de 160 victimes, dont une majorité de femmes et d’enfants, selon une association locale. En réaction, le gouvernement malien a annoncé dimanche avoir mis fin aux activités d’une milice de chasseurs dogons et limogé les chefs de l’armée au lendemain du massacre

Joint au téléphone par emedia.sn, Djiby Guissé annonce l’organisation d’une journée de prières vendredi prochain, 29 mars, à la Mosquée omarienne. En plein préparatifs, l’artiste est en train d’établir le contact avec l’association pour la stabilité sociale en Afrique, les associations internationales pulaar. Bref, explique Djiby Guissé, « nous invitons toutes les bonnes volontés à venir se joindre à nous pour éviter qu’il y ait un Rwanda bis en Afrique. »
L’artiste insiste : « Je suis certes Hal pulaar mais mon combat, c’est éviter qu’il n’y ait un Rwanda bis en Afrique de l’Ouest parce que cela peut être pire. Je ne reçois que des vidéos montrant des personnes. »

« Pour le moment, ajoute-t-il, j’ai déposé les demandes administratives. » Interpellé sur la réaction de Baba Maal qui a déjà crié son indignation, il précise que cela ne doit pas concerner les artistes seulement mais « tout le monde, les acteurs de développement et de la paix sociale. » Même s’il va contacter tous les artistes disponibles.

Poursuivant, il souligne « qu’une marche est prévue le lendemain, samedi, 30 mars, dont la destination est l’Ambassade du Mali. » Après, dit-il, il y aura « des séances de discussions. » Le défi, détaille-t-il, est de mener une campagne de « communication dans les médias sénégalais et internationaux pour faire passer l’information par rapport à ce qui se passe réellement au Mali. J’ai reçu des vidéos avec des gens qui sont en train d’être égorgés. J’ai reçu l’information du président de Tabital pulaaku, de l’association internationale des peuls, qui a pu expliquer qu’aujourd’hui l’Etat malien tarde à réagir et, a reçu les dogons pour leur dire qu’il comptait sur eux pour éliminer les terroristes. » Selon lui, les sanctions sont minimes par rapport aux faits. « C’est-à-dire, indique-t-il que si tu prends le cas de la Casamance, tous les casaçais ne sont pas des rebelles, tous les peuls ne sont pas des rebelles.

Djiby Guissé accuse : « C’est la responsabilité du chef de l’Etat malien qui a reçu les dogons. Ce sont eux qui égorgent. C’est ce que j’ai vu et ça, c’est la responsabilité de l’Etat de prendre ses dispositions. On a relevé des gens, c’est comme si un gouvernement qui commet des erreurs, faisait un remaniement. Ce n’est pas cela qui nous intéresse. Ce qu’on demande c’est de prendre des dispositions. D’abord, on a vu il y a quelques mois des hommes en tenues militaires, tirer sur des peuls. C’est la responsabilité de l’Etat du Mali. Nous sommes en Afrique de l’Ouest et les deux communautés les plus importantes, c’est les peuls qui sont présents dans 17 pays africains et les mandingues présents dans 5 pays africains. »

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