’’UBBI TEY JANG TEY SE JUSTIFIE CETTE ANNÉE PLUS QUE TOUTE AUTRE"

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EDUCATION

La 7e édition de la campagne ’’Ubbi tey, jang tey’’ est lancée à quinze jours de la rentrée des classes 2020-2021. Pour la Coalition des organisations en synergie pour la défense de l’éducation publique (COSYDEP), le concept, visant le démarrage des enseignements dès le premier jour, se justifie plus que jamais surtout après huit mois de Covid-19.

"Nous pensons que la campagne 2020 se justifie plus que toute autre année. Puisque, nous venons de sortir d’une année assez particulière marquée par la Covid-19. Par conséquent, nous considérons que l’année 2020-2021 devra être une année pleine où on ne perdra pas de temps, pour faire en sorte que les enfants puissent avoir les compétences minimales", explique Cheikh Mbow, le Directeur exécutif de la COSYDEP. Qui appelle, sur un autre registre, à revisiter le programme d’enseignement.

"Il y a un bourrage des enfants. Donc, nous devons revisiter le curriculum des enseignements de sorte qu’on soit sur l’essentiel, et qu’on puisse installer des compétentes pour que l’enfant puisse apprendre à apprendre. Parce que, quand on les invite sur les e-learning, à travailler à distance, cela veut dire qu’ils doivent avoir des compétences pour aller eux-mêmes accéder au savoir. Et cela n’est pas encore acquis."

Face à la presse, il interpelle également le gouvernement pour la reprise du monitoring des accords avec les syndicats d’enseignants, "pour que l’année soit une année stable, qu’il n’y ait pas de perturbations dues à des grèves".

De son côté, le Syndicat autonome pour le développement de l’éducation et de la formation (SADEF) opte pour une cession de rattrapage de deux mois. Selon Mbaye Sarr, son secrétaire général, invité de l’émission ’’Keenu Askan wi’’ sur Itv, hier mardi, "la rentrée scolaire 2020-2021 ne pourra se faire de manière officielle qu’au mois de janvier 2021. En ce qui concerne les mois de novembre et de décembre, ces deux mois doivent être considérés comme des cessions de rattrapage du programme que les élèves auraient dû apprendre durant l’année scolaire écoulée et que malheureusement à cause de la pandémie, ce programme n’a pas été appris."

Par ailleurs, il fait part de ses inquiétudes, s’agissant de l’orientation des 65 000 nouveaux bacheliers. Dans la mesure où signale Sarr, "déjà la capacité d’accueil dans les universités est telle qu’il y a un problème par rapport à l’hébergement. Si le gouvernement décide d’ajouter 65 000 étudiants qui seront répartis dans les universités, cela pose un problème par rapport à la qualité des enseignements-apprentissages mais aussi par rapport à la promiscuité qui risque de se produire dans l’espace universitaire. Parce qu’on ne peut pas avoir un nombre d’infrastructures réduit et mettre un nombre pléthorique d’étudiants. Ce que le gouvernement aurait dû faire, c’est d’abord de faire en sorte que l’ensemble des universités du Sénégal puissent être dotées d’infrastructures minimales capables d’accueillir des étudiants. Ensuite, que l’État procède à un recrutement massif de professeurs. Il y a des étudiants qui sont inscrits en thèse, qui souffrent d’un problème d’encadreur".

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