UN ANCIEN MILITAIRE ENCOURT LA RÉCLUSION CRIMINELLE À PERPÉTUITÉ

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VOL D’UN "LADOUM" ET DE 9 MILLIONS

La réclusion criminelle à perpétuité ! C’est ce que l’avocat général a requis contre l’ancien militaire Malang Goudiaby et ses acolytes en l’occurrence Idrissa Camara, Moussa Bitèye, Bassirou Coly et Pape Bounama Diop. Ils sont poursuivis pour association de malfaiteurs et vol en réunion commis la nuit avec violence et escalade. Ces derniers avaient, dans la nuit 8 au 9 mars 2017, volé un mouton de race « Ladoum » et un montant de 9 millions de francs CFA dans une institution bancaire. Malheureusement pour eux, ils ont été arrêtés au moment du partage du butin à cause d’une bagarre entre Idrissa Camara et Bassirou Coly. Ce dernier, blessé, avait déposé une plainte pour coups et blessures volontaires contre son rival. Et dans sa relation des faits, il a révélé que leur différend émanait d’un vol qu’ils avaient commis. Ainsi, de fil en aiguille, toutes les personnes citées dans cette affaire ont été interpellées avant d’être placées sous mandat de dépôt, après la durée légale de leur garde à vue.

Devant le prétoire, les accusés ont battu en brèche les faits qui leurs sont imputés. Or, la caissière de l’institution reconnaît Malang Goudiaby comme étant l’un des membres du groupe qui les avait attaqués en s’emparant des 9 millions de francs CFA. Cette dernière soutenait à l’enquête préliminaire que le jour des faits, les malfrats, au nombre de trois, avaient fait irruption dans leurs locaux. Lorsqu’ils sont entrés, Malang Goudiaby, armé d’un couteau, lui avait intimée l’ordre d’ouvrir la caisse et de lui remettre l’argent. La peur au ventre, elle avait exécuté. Mais, ils ont nié tous les faits allant même jusqu’à soutenir qu’ils ne se connaissaient pas. Des dénégations qui n’ont pas convaincu le maître des poursuites. Qui a requis la réclusion criminelle à perpétuité contre tous. Un réquisitoire jugé sévère par les robes noires.

Les avocats de la défense ont plaidé l’acquittement des accusés. D’après eux, il y a un problème d’imputabilité des faits et, disent-ils, le réquisitoire de l’avocat général n’a fait que reprendre le procès-verbal de l’enquête préliminaire qui révèle des zones d’ombres. Il n’y a pas, selon eux, d’éléments attestant la culpabilité des accusés. Lesquels seront fixés sur leur sort le 19 janvier prochain, date du délibéré.

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