UN ÉTUDIANT FRACTURE LE CRÂNE DE SON ADVERSAIRE ET RISQUE CINQ ANS DE PRISON

news-details
JUSTICE

Une altercation, survenue en 2018, pour la présidence de l’Amicale de la Faculté des Sciences et Techniques de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), se termine au Tribunal. Pour avoir donné trois coups de machettes à Ibrahima Ngom alias général, Daouda Dème, étudiant en master 2, risque cinq ans de réclusion criminelle, si le juge suit le réquisitoire du Parquet. Il est poursuivi pour tentative de meurtre.

Dans les liens de la détention depuis trois ans, il a comparu hier.
Selon Les Echos, le prévenu avait intégré l’Amicale à la suite de la mort de son ami, feu Bassirou Faye. Ses amis lui auraient demandé de perpétuer son œuvre à savoir être syndicaliste et se battre pour la cause des étudiants. Il accepte et se présence, en 2017, comme candidat. Mais, il est battu par Ibrahima Ngom.

Loin de se décourager, il se présente de nouveau, en 2018. Il sera battu par le même adversaire. Ayant appris, par la suite, que les résultats ont été truqués, le doyen de la Faculté suspend tout. Mais, une bagarre éclatera entre les différentes coalitions, convoquées à la veille de la codification pour la distribution provisoire des chambres. Des blessés sont notés, de part et d’autre.

C’est dans l’après-midi, que Dème et Ngom auront une altercation. Le premier assénera trois coups de machette, abandonnant sa victime inerte avant de prendre de la fuite. Secouru et évacué à l’hôpital, elle restera dans le coma pendant 22 jours. Le certificat médical parle d’un coup de machette qui lui a fendu la lèvre supérieure, un deuxième sur le flanc gauche et un troisième sur le crâne.

A la barre, Ngom s’est dédouané, soutenant qu’il n’avait pas l’intention de le tuer. "Ibrahima Ngom est un frère et il restera toujours un frère. Et même en étant en prison, on se parlait au téléphone. Je lui ai demandé pardon. Il m’a fait savoir qu’il ne souhaitait pas que je reste en prison. Mais, ce qui lui posait problème, c’est son père." D’ailleurs, selon le maître des poursuites, le fait de son repentir actif constitue une circonstance atténuante.

En face, Me Idrissa Cissé, avocat de la partie civile, réclame 100 millions F CFA, à titre de dommages et intérêts. "Il a eu la volonté manifeste de commettre un meurtre", a plaidé la robe noire.
Délibéré, le 7 septembre prochain.

Vous pouvez réagir à cet article