UN HOMMAGE SERA RENDU AU CINÉASTE ABABCAR SAMB

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Fespaco

À Ouagadougou, où se déroule la 27e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision (Fespaco), un hommage sera rendu à Ababacar Samb Makharam. La cérémonie d’hommage qui sera présidée par le ministre sénégalais de la Culture, Abdoulaye Diop, est initiée par l’association Vives Voix et la famille de M. Samb.
Né le 21 octobre 1934 à Dakar, Ababacar Samb Makharam est de la première génération de cinéastes sénégalais. Il a joué un rôle pionnier dans le processus de construction d’un cinéma sénégalais mais surtout panafricain. Il est décédé le 7 octobre 1987, à l’âge de 53 ans.

Il a fait ses études au Conservatoire d’art dramatique de Paris, et a fondé, avec l’Ivoirien Timité Bassori et d’autres acteurs africains et antillais, la troupe ‘’Les Griots’’. M. Samb a également joué dans quelques pièces et fréquenté le Centro Sperimentale di Cinematografia, l’école d’excellence de cinéma de Rome. Ami de l’Etat Voltaïque et de Thomas Sankara, Premier secrétaire général de la Fédération panafricaine des cinéastes (FEPACI, 1972-76), effectuant, à ce titre, un important travail de lobbying pour la définition et la mise en œuvre de politiques cinématographiques nationales sur le continent, avec la mise en place d’une filière de financement pour le cinéma et les autres arts, et a porté la création du FESPACO et celle d’une institution pour la production de films.

Les trois films de fiction qu’il a réalisés occupent une bonne place dans le répertoire sénégalais. Ce sont le court-métrage Et la neige n’était plus (1965), Kodou (1971, scénario coécrit avec la journaliste Annette Mbaye d’Erneville, sur la base d’un texte de celle-ci), et surtout le chef-d’œuvre Jom ou l’histoire d’un peuple (1981).

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