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UN MÉCANICIEN COUPE LES FREINS DU VÉHICULE DE SON EX-PATRONNE

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Une rocambolesque affaire de mis en danger et de dommage à la propriété mobilière d’autrui a été jugée, ce jeudi, à la barre du tribunal des flagrants délits de Dakar. Au banc des accusés, il y avait le sieur Moussa Fall. Mécanicien de son état, il a tenté de tuer son ex-patronne qui l’avait recruté comme chauffeur. Les débats d’audience ont fini de révéler que le mis en cause a profité d’une opération de nettoyage, organisée le dimanche 28 novembre 2021 dans son quartier, pour couper les freins et crever les roues de la voiture de sa victime. Le lundi, Mariama a pris le véhicule pour se rendre au travail. Elle devait, par la même occasion, amener son enfant à la garderie. Cependant quand elle a freiné, ça ne répondait pas. C’est sur ces entrefaites qu’elle a tiré le frein à main pour s’arrêter. Sous le coup de la panique, elle contacte immédiatement son concessionnaire.

Contre toute attente, ce dernier lui révèle le sabotage. Sans désemparer, elle dépose une plainte contre X à la police. Une enquête menée des mains de maître par la police a conduit à l’arrestation de M. Fall.

Devant le juge, le prévenu a tenté de nier son acte. "Le jour du "Set Setal", la partie civile est sortie de son domicile à 11h. Après les salutations d’usage, elle a déplacé la voiture. C’est à ce moment que j’ai coupé les freins avec une pince. Je l’ai contactée par la suite pour lui demander de remettre le véhicule là où elle l’avait garé", a-t-il soutenu. De son côté, la partie civile a indiqué : "On avait gardé de très bons rapports. C’est après ma plainte qu’il a avoué les faits devant sa mère, sa tante et trois notables du quartier". Il faut dire que la plaignante s’est finalement désistée.

Le représentant du Ministère public a requis un an d’emprisonnement, dont six mois ferme. Quant à la défense, elle a plaidé une application bienveillante de la loi. En rendant sa décision, le président du tribunal des flagrants délits de Dakar a déclaré le prévenu coupable avant de le condamner à six mois d’emprisonnement, dont, trois mois ferme, et à payer une amende de 250 000 francs.

Cheikh Moussa SARR

14 janvier 2022


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