UN MIGRANT NIGERIAN BRÛLÉ VIF À TRIPOLI

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LIBYE

Un migrant nigérian, qui travaillait dans une usine de Tadjourah, en banlieue de Tripoli, a été aspergé d’essence et brûlé vif par trois hommes libyens, ont indiqué mercredi le gouvernement libyen et l’OIM. Trois autres migrants ont été blessés. Les raisons de cet acte ne sont pour l’heure pas connues.

Un jeune travailleur migrant a été brûlé vif dans la capitale libyenne, ont déclaré mercredi 7 octobre des représentants du gouvernement libyen basé à Tripoli, reconnu par la communauté internationale, et l’ONU en Libye.

Selon le ministère de l’Intérieur, qui s’est exprimé par voie de communiqué, trois Libyens ont fait irruption mercredi dans une usine de Tadjourah, dans la banlieue de Tripoli, dans laquelle des migrants africains travaillaient. Les Libyens ont attrapé un homme nigérian, lui ont versé de l’essence dessus et lui ont mis le feu. Les raisons de cet acte ne sont pour l’heure pas connues.

Trois autres migrants ont été blessés dans cette attaque. Ils souffrent de brûlures et ont été pris en charge dans un hôpital des environs, a ajouté le ministère.

Plusieurs suspects, tous âgés de la trentaine, ont été arrêtés et un procureur a été chargé de mener une enquête.

"Un nouveau crime insensé contre les migrants"

"Ce jeune homme a été brûlé vif dans ce qui constitue un nouveau crime insensé contre les migrants dans le pays", a réagi sur Twitter Federico Soda, le chef de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Aucune information supplémentaire n’était disponible sur les suspects et les circonstances du drame.

La mort de ce migrant met une nouvelle fois en évidence les dangers auxquels les migrants doivent faire face en Libye, pays déchiré et chaotique depuis 2011.

Depuis le début de l’année 2020, environ 200 migrants sont morts dans ce pays et au moins 175 autres ont disparu en mer Méditerranée, selon des chiffres de l’OIM.

En mai, la famille d’un trafiquant d’êtres humains qui avait été tué a attaqué un groupe de migrants au niveau de la ville de Mizdah, dans le désert au sud de la capitale, et leur ont tiré dessus, tuant au moins 30 personnes, principalement des migrants du Bangladesh, selon l’OIM.

En juillet, les autorités libyennes avaient par ailleurs rapporté la mort de trois Soudanais dans la ville de Khoms, à l’est de Tripoli. Ces personnes avaient été tuées alors qu’elles essayaient de s’échapper après avoir été interceptées par les garde-côtes dans la mer Méditerranée et ramenées sur la terre ferme.

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