image

UN RAPPORT FUSTIGE L’UTILISATION DES RESSOURCES DE L’ÉTAT PAR LES MINISTRES

image

C’est un minutieux travail de monitoring qu’a effectué Gambia Participates, l’une des organisations de la société civile aujourd’hui la plus en vue en Gambie. Après avoir déployé des observateurs dans toutes les circonscriptions du pays, le coordonnateur national de l’ONG dresse un bilan à mi-parcours du processus électoral. Marr Niang.

« A 96%, nos observateurs ont noté, dans l’ensemble, un climat calme et apaisé sur le terrain, explique-t-il. Cependant, ils ont déploré quelques tensions entre partisans, des attaques verbales et des discours haineux durant le déroulement de la campagne. »

Gambia Participates a constaté également une utilisation « abusive » et « illégale » des moyens de l’Etat durant cette période.

“Même étant interdit par le code électoral, nos observateurs ont remarqué que les ressources de l’Etat ont été utilisés durant cette période par des ministres et des gouverneurs, déplore la société. Les biens de l’Etat les plus utilisés ce sont les véhicules, le carburant et le personnel administratif. Cela inclut la participation des fonctionnaires à la campagne en abandonnant leurs postes”.
La société civile a formulé une série de recommandations, d’abord à l’endroit de la Commission électorale.

« L’organe électoral doit s’assurer du respect par les acteurs du code de bonne conduite, enjoigne-t-on. La Commission doit faire de sorte qu’il n’y ait pas d’erreurs de chiffres sur les résultats. Des chiffres erronés peuvent être facteur de déstabilisation du pays dans ce contexte sensible. L’institution doit être prudente et indépendante lors de la proclamation des résultats.

Autres recommandations formulées, c’est à l’ endroit des électeurs. La société civile les exhorte à être patients et fair-play en acceptant le verdict des urnes.

Amadou BARRY, correspondant en Gambie

3 décembre 2021


------------------------------------

Vous pouvez réagir à cet article