UNE ASSOCIATION POUR DÉNONCER LE CALVAIRE DES FEMMES D’ÉMIGRÉS

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KOLDA

Dans le Fouladou, les femmes des émigrés sénégalais souffrent des longues périodes d’absence de leurs maris. Pour mettre un terme à leur calvaire, l’Association des femmes et enfants émigrés de Kolda (AFEEK) a été portée sur les fonts baptismaux. La présidente de cette association, Khadidiatou Diallo, a dénoncé, sur les ondes de Iradio, les violences que subissent les femmes de son terroir du fait de l’absence de leurs époux. « Il y a des maris dès qu’ils t’appellent et que tu es dans la douche ou à l’école, ils n’hésitent pas à t’insulter. Certains installent même des téléphones fixes à la maison pour accentuer la surveillance sur leur femme. À tout moment ils peuvent te répudier. Ce n’est pas ça le mariage. Le mariage, c’est la confiance et le respect mutuel », a-t-elle laissé entendre.

Khadidiatou Diallo de déplorer le comportement de certains émigrés qui ne rentre que pour profiter des noces de mariage pour après abandonner leurs épouses durant des années alors qu’ils vivent à l’étranger avec d’autres femmes. « Les femmes n’osent pas dénoncer. Mais le plus souvent, leurs maris émigrés ont des épouses avec qui ils vivent à l’étranger. Des femmes qu’ils respectent. Mais celle qu’ils laissent ici, ils les considèrent comme des esclaves et à tout moment ils peuvent les répudier », dénonce la président de l’AFEEK.

Pour éradiquer ce fléau, Khadiatou Diallo propose le certificat de mariage à ses sœurs. Cela pourrait les aider à amoindrir les difficultés qu’elles vivent. « Au niveau judiciaire, nous voulons des certificats de mariage. C’est un cri de cœur à l’endroit des autorités. Il faudrait que l’on ait le certificat de mariage parce qu’il nous protège sur le plan juridique. Il y a beaucoup de problèmes au niveau des ménages et le plus souvent les femmes n’osent pas parce que ce sont des mariages entre familles », plaide Khadidiatou Diallo.

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