UNE JOURNÉE D’OUVERTURE TEINTÉE DE CACOPHONIE

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Procès Sankara

Ce lundi 11 octobre 2021 s’est ouvert, à Ouagadougou, le procès de l’assassinat de Thomas Sankara, ancien président du Burkina Faso. La salle des banquets de Ouaga 2000, transformée en tribunal pour l’occasion, a fait le plein. Plus de 300 personnes ont fait le déplacement. Il y a, bien sûr, les familles des victimes, dont Mariam Sankara, l’épouse de Thomas Sankara, ou encore Paul, son petit frère. Présents également, des camarades de lutte du révolutionnaire. Les assesseurs militaires ont été désignés et ils sont au nombre de trois, avec trois suppléants. Théoriquement, au moins deux officiers généraux plus gradés ou plus âgés que le plus haut gradé des accusés, à savoir, le général Diendéré, devrait pouvoir siéger. Cependant, il faut préciser que la majorité des officiers ont demandé à être récusés.

D’aucuns évoquent des raisons de santé, d’autres des raisons professionnelles. D’autres, encore, ont soutenu qu’ils entretenaient des relations professionnelles ou personnelles avec les accusés. « C’est l’armée, n’êtes-vous pas tous collaborateurs ? » s’interroge le président de la chambre. « J’ai l’impression que personne ne veut s’engager dans cette affaire ». Finalement, les trois assesseurs et leurs suppléants ont été tirés au sort, mais il aura fallu descendre au grade de capitaine.

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