UNE LARGE COALITION DE L’OPPOSITION EN VUE DES LOCALES

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JURY DU DIMANCHE

L’opposition sénégalaise est en ordre de bataille pour les élections locales. Elles sont prévues le 23 janvier 2022. Une large coalition est en gestation pour faire face au camp du pouvoir. C’est le Coordonnateur du Front de résistance nationale (Frn), le cadre qui regroupe presque tous les partis de l’opposition, qui l’a révélé, au Jury du dimanche face à Mamoudou Ibra Kane.

Matar Sourang déplore le fait que le président ait choisi de manière unilatérale cette date. À l’en croire, les plénipotentiaires de l’opposition au dialogue politique ont démontré que techniquement ces joutes électorales pouvaient se tenir au courant de l’année 2021. Malgré tout Macky Sall a choisi la position de son camp. ’’ Nous en prenons acte. Maintenant, je travaille pour une large coalition de l’opposition. Nous allons y aller ensemble pour gagner ces élections. Nous sommes convaincus que le président Macky Sall n’a plus la majorité dans ce pays. On est en train de parachever un mécanisme d’unité d’actions qui va nous permettre de travailler ensemble, de manifester ensemble, de revendiquer ensemble. Ce travail est presque bouclé. Aujourd’hui, la problématique qui s’est posée, c’est soit on est ensemble, soit tout le monde disparait. Déjà, certains parmi nous sont disqualifiés. Même pour Ousmane Sonko, il y a beaucoup d’incertitudes, parce qu’il a un dossier. Nous allons mutualiser nos forces pour aller ensemble aux élections’’, a déclaré Sourang.

Concernant le fichier électoral, le Coordonnateur du Frn campe sur sa position. Ses camarades de l’opposition ne reconnaissent pas les résultats issus de l’audit. Pour eux, il y a de graves manquements que les auditeurs ont révélé. Le premier est le fait que le fichier soit géré depuis la Malaisie. ’’ Un audit c’est une commande à travers des termes de références. Il fallait évaluer les données qui ont permis d’avoir ce fichier électoral. Nous avons demandé d’apprécier les fraudes à partir des extraits de naissance et des certificats de résidence. Nous avons dit qu’il fallait un audit sur place et sur pièce. Les auditeurs n’ont pas rencontré les comités électoraux. Ils ont fait des constats très graves. Le premier constat est qu’ils sont restés un mois avant d’avoir accès au fichier électoral parce qu’il n’était pas géré au Sénégal », explique Sourang.

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