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UNE QUARANTAINE DE PROJETS MIS EN ŒUVRE AU PROFIT DU SÉNÉGAL

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Un atelier de partage de résultats à mi-parcours du Cadre de programmation par pays (CPP) pour l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) au Sénégal 2019-2023, a réuni, hier vendredi, au King Fahd Palace, la FAO et les partenaires au développement, sous l’égide des représentants des ministres de l’Agriculture, de l’Élevage, des Pêches, de l’Environnement et du Développement durable.

« Nous sommes à la 4e année de mise en œuvre du CPP 2019-2023, il nous a semblé impératif de revenir auprès de tous les protagonistes du CPP pour partager quelques-unes des réalisations et de tracer de nouvelles perspectives », a campé le Coordonnateur sous régional de la FAO pour l’Afrique de l’Ouest et représentant de la FAO au Sénégal, Dr Gouantoueu Robert Guei.

Amélioration de la sécurité alimentaire

Ainsi, malgré la survenance de la pandémie à Covid-19, en 2019, qui a rendu « quelque peu difficile les rencontres de partage et d’évaluation », il a ajouté que la FAO et le gouvernement ont « effectué des missions simultanées au Nord, au Centre et au Sud du pays pour rencontrer les bénéficiaires, les partenaires opérationnels, les autorités administratives et territoriales qui ont visité quelques réalisations du cadre de programmation. »

Ainsi, le CPP, budgétisé à hauteur de 29 milliards F CFA dont 11 milliards ont été mobilisés, soit 39% du montant, a pu mettre en œuvre, durant la période 2019-2021, une quarantaine de projets pour un montant de près de sept milliards F CFA.

Un gap de 12 milliards F CFA à combler
La FAO qui a « pour mission de soutenir la capacité de production des ménages pastoraux, d’améliorer leurs moyens d’existence de façon durable, et de les aider à faire face aux crises alimentaires », a développé des initiatives comme « le panier de la ménagère » pour protéger les chaines d’approvisionnement alimentaire des producteurs locaux notamment les jeunes et les femmes.

27 GIE et associations de producteurs dont près de 300 transformatrices ont été mis à contribution pour booster, d’abord, l’économie locale, après les mesures de restrictions prises par le gouvernement pour freiner l’expansion du virus. Ensuite, le ciblage incluait des familles ayant surtout des enfants entre zéro à cinq ans. Ainsi, 3550 kits alimentaires ont été distribués à 2878 ménages, selon la présentation des résultats à mi-parcours.

Tout en saluant « l’impact réel » dudit projet, Momar Mbodj, conseiller en gestion de projet auprès de l’Association des femmes de l’Afrique de l’Ouest (AFAO), un des partenaires opérationnels, a recommandé au gouvernement sénégalais « d’en faire un programme national pour pallier aux périodes de soudure. » Par ailleurs, a-t-il insisté, « il faudrait, dans le futur, mettre beaucoup plus l’accent sur des produits (alimentaires) adaptés » aux enfants. Le ministère de l’Élevage a conseillé d’y ajouter des productions animales.

Le même partenariat a permis la construction de 200 citernes de 15 m3 construites au bénéfice de 10 mille femmes dans 17 communes pour faciliter l’accès à l’eau et la production maraichère.

En termes de perspectives, dans la stratégie de mobilisations des ressources, un gap de 12 milliards F CFA doit être comblé pour relever d’autres défis dont l’employabilité des jeunes et des femmes en milieu rural et la transition agro-écologique. L’appel est ainsi lancé par la FAO à ses partenaires et ses organisateurs sœurs des Nations Unies, dont le PAM et le FIDA, au profit du Sénégal. Rendez-vous est pris dans un an.

Die BA

5 mars 2022


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