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IMAM NDAO DÉFINITIVEMENT ACQUITTÉ, ...

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Un important dispositif sécuritaire a été déployé, ce lundi 28 février 2022, au palais de justice de Dakar pour l’ouverture du procès en appel de l’imam Ndao et Cie. Mais sur demande des avocats des appelants, le procès a été renvoyé jusqu’au 30 mai.

Les robes noires ont sollicité le renvoi pour, disent-elles, mieux prendre connaissance du dossier. Auparavant, le président de la chambre criminelle d’appel a indiqué que le dossier est dans son bureau depuis 2 mois. Et que les avocats avaient la possibilité de venir demander une copie. Interrogé, l’avocat général a soutenu que toutes les dispositions étaient réunies pour la tenue de l’audience. Il a aussi indiqué que ce dossier ne concerne que 9 personnes. Selon lui toujours, l’affaire est en état d’être jugée. "Toute la logistique a été mobilisée. C’est une audience spéciale et si on la renvoie on sera obligé de remobiliser les forces de défense et de sécurité pour la bonne tenue de l’audience. Il y’a 9 appelants exclusivement concernés par cette procédure. Les acquittés ne sont pas concernés par l’appel", a dit l’avocat général qui, s’est opposé au renvoi. Reprenant la parole, le juge a indiqué clairement qu’il s’agit d’un appel incident relevé par le parquet. Cet appel, précise-t-il, ne concerne pas l’Imam Ndao. Son avocat Me Moussa Sarr, s’exprimant par la même occasion, a déclaré que la décision d’acquittement de l’Imam Ndao est donc définitive et irrévocable.

Juge : "Nous ne visons pas une personne. On ne fait pas aussi du théâtre"

Avant de confirmer la date du renvoi, le juge a tenu à faire quelques remarques. "Beaucoup de choses se disent sur cette procédure. Nous ne sommes pas là pour régler des problèmes. Seuls les professionnels ont droit à la parole. J’ai demandé aux appelants de se mettre d’un coté et les non appelants de l’autre côté. Parce que cette affaire ne concerne pas seulement une personne", a-t-il dit. Avant de poursuivre : "on se focalise sur une personne et on fait croire que tout ce que nous faisons vise une personne. Nous ne faisons pas du théâtre. Nous sommes là pour juger une affaire qui a été jugée en première instance. Je tenais à faire cette remarque. Tout ce débat agité autour d’une personne est insensé et inutile". Les souteneurs de l’Imam Ndao ne pouvaient plus se retenir après les remarques du juge. Ils criaient : "Allahou Akbar". "Il faut que les gens se calment. Pas de folklore ni de signes d’approbation ou de désapprobation. Respectons ce lieu", a conclu le président de la chambre criminelle d’appel qui a confirmé la date du renvoi 30 mai pour plaidoiries.

Cheikh Moussa SARR

28 février 2022


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