VEILLE DE NOËL AUX ALLÉES DU CENTENAIRE : MAUDIT CORONA !

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SOCIETE

Le vent de Noël ne souffle pas encore aux Allées du Centenaire. Les commerçants, rencontrés sur place, trompent leur ennui en devisant entre eux, faute de clients.

Interpellé par emedia, Pape Ali Cissé, vendeur de sapins en plastique et autres objets de décorations, guirlandes, boules lumineuses, formule des imprécations contre le coronavirus. "Notre seul problème, c’est le coronavirus, se plaint-il. Je croise les doigts pour qu’on l’extermine enfin car cette pandémie nous a pourris la vie jusqu’au bout."

Poursuivant, ce père de famille, originaire de Kaffrine, nous confie "qu’à pareil moment, l’année dernière, la place grouillait de monde. Il y avait de l’animation, avec différents podiums et tout. Il y avait aussi plein de décorations, les ballons et tout l’attirail de fête. Aujourd’hui, vous le voyez, l’ambiance n’est pas au rendez-vous. On n’en peut vraiment plus. Depuis ce matin, je n’ai encore reçu aucun client. J’ai commencé l’opération depuis samedi dernier."

Prudent, Cissé a revu ses investissements à la baisse. "J’ai préféré mettre 300 mille F CFA, d’abord, histoire de voir comment cela va se passer. Si j’écoule la marchandise, j’irai me réapprovisionner. C’est plus sûr", détaille l’habitant de Grand-Médine

Moussa Fall, un autre commerçant, rencontre les mêmes difficultés, lui qui avait investi près de 1,5 million, l’année dernière. Un budget qu’il a également revu à la baisse pour éviter les mauvaises surprises.

"Je me suis installé depuis lundi mais je ne sens pas encore l’ambiance de veille de Noël. Les ventes sont très timides. Les clients viennent au compte-goutte. Les sapins coûtent entre 6 000 F CFA et 30 000 F CFA, selon le modèle. Les deux mètres de guirlandes s’échangent à 500 F CFA. Les boules lumineuses, c’est entre 2000 et 6000 F CFA. J’ai tout ça." Sa table bien fournie, il n’attend donc plus que les clients. "Le corona n’a pas arrangé les choses", déplore Fall. Qui ajoute, relevant un souci lié à l’approvisionnement en marchandises. "Avant, on s’approvisionnait sans problème mais cette année, cela n’est pas du tout facile."

Khady Ndoye, vendeuse de poupées et des boîtes de jouets, qui n’a servi qu’une seule cliente accompagnée de sa petite fille, jusqu’à 11 heures passées, ce mercredi, 14 décembre, va plus loin. "La Covid-19 a tout bloqué en plus la marchandise coûte très cher. Du coup, on en tire très peu de bénéfices. Nos fournisseurs nous appelaient dès l’arrivée des conteneurs. Cette année, avec la Covid-19, cela n’a pas pu se faire. Du coup, ils nous cèdent la marchandise de l’année dernière, augmentant les prix".

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