VENTE DE JOUETS ALCOOLISÉS : LES RÉVÉLATIONS DU LIBANAIS HOUSSAM KHALIL

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JUSTICE

En garde à vue au commissariat de Rufisque, Houssam Khalil, au cœur de l’affaire dite des jouets contenant de l’alcool, a été mis au feu roulant des questions des enquêteurs. Au Sénégal depuis au courant 2019, le Libanais a fait des révélations circonstanciées sur la provenance du produit et sur les prix.

« Je reconnais avoir vendu cette boisson à Sylvie et cette dernière l’a revendue sur le marché. Cette boisson m’a été envoyée depuis la Guinée par mon patron. Le dernier arrivage faisait 50 cartons que j’ai revendus en raison de 15 mille francs CFA, l’unité. Certainement, c’est sur ce lot, qu’elle en a revendu à ses clients. Cette boisson est envoyée au Sénégal au même titre que d’autres produits alimentaires », a confié Houssam Khalil.

Poursuivant, il ajoute : « Je ne connais rien de produit. Ce n’est pas moi qui le fabrique. Je ne fais que le commercialiser. Je regrette que cela soit ainsi. Je suis musulman, si je savais, je n’allais jamais le commercialiser. Je pense que cette boisson était autorisée, sinon elle n’allait pas entrer au Sénégal car à chaque fois, la douane demande à la Dirpa, document délivré par les services de commerce, sinon le produit ne rentre pas. Cependant, je n’ai pas retiré le produit de mon magasin. En réalité, le stock était déjà fini ».

Interpellé sur le fameux Guinéen du nom de Bah qui lui aurait livré le produit, Houssam Khalil indique ne connaître « que son nom de famille. Il est de la Guinée Conakry. J’ai travaillé avec lui une seule fois lorsqu’il me livrait cette boisson, pour une quantité de 50 cartons.

« Pour les 50 cartons, j’ai payé 22 000 francs CFA l’unité. Chaque carton contient 600 blocs. Je revends à la dame Sylvie Dasilva, le carton, à 22 500 francs CFA. C’est moi-même le propriétaire du dépôt. A la mort de mon père, j’ai reçu beaucoup d’argent dans la succession en tant que fils unique. Une fois au Sénégal, j’ai investi cet argent dans le domaine du commerce. A cet effet, j’ai créé une société dont je ne vous dirai pas le nom. J’attends de prendre un avocat pour vous communiquer le nom de ma société », a lâché Houssam Khalil qui, d’après Libération, adoptera la même posture lorsqu’il a été interpellé sur ses comptes bancaires.

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