VERS LA RÉGLEMENTATION DU "XAAR MAAT" DANS L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR

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ASSEMBLÉE NATIONALE

De passage à l’Assemblée nationale pour le vote de son projet de budget, le ministre de l’Enseignement supérieur, Cheikh Oumar Anne a informé que 80% des enseignants qui interviennent, à titre de vacataire, dans les Établissements supérieurs privés sont recrutés par l’Etat et sont mensuellement payés. Ce qui, à son avis, n’est pas sans conséquence, notamment sur l’emploi du temps ainsi que sur la disponibilité de ces derniers dans le cadre de la direction des travaux de recherche dans les universités publiques.

C’est pourquoi, prévient-il, « le ministère s’est attelé à réglementer une telle situation de manière à ce que toute intervention dans le privé par ces enseignants soit préalablement soumise à la signature d’une convention tripartite entre le recteur, l’établissement privé et l’enseignant lui-même ».

En outre, Cheikh Oumar Anne considère que la problématique de l’enseignement supérieur ne saurait être réduite à des considérations exclusivement financières. D’autant plus que l’Etat est en train de payer sa dette à un rythme fort convenable. Ce, avec une volonté réelle de soutenir le secteur privé. « C’est dans cet esprit que l’Etat a continué de payer la dette due aux établissements privés, alors qu’il dispose de preuves irréfutables de la non liquidation de cette dépense », a souligné le ministre.

Il faut rappeler qu’au titre de l’année 2021, le projet de budget du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation est arrêté à 450 861 409 730 207 francs CFA en autorisations d’engagement à 239 407 275 175 francs CFA en paiements de crédits.

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