VIDEO - L’AVOCAT DE GUY MARIUS SAGNA ANNONCE UNE INTERNATIONALISATION DU DOSSIER

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JURY DY DIMANCHE

Avocat réputé des dossiers chauds, Me Moussa Sarr défend l’activiste Guy Marius Sagna, placé sous mandat de dépôt pour fausse alerte au terrorisme. Toutefois, invité du ’’Jury du dimanche’’ (JDD) de Mamoudou Ibra Kane, sur iRadio (90.3), ce 28 juillet, l’avocat est formel : « Il n’y a pas l’ombre d’une infraction dans cette affaire ».

D’abord, il en veut pour preuve : « Dans un premier temps, Guy Marius Sagna a été arrêté pour deux posts où il décriait l’état de délabrement de notre système sanitaire. Et au moment même de son audition, il n’y avait pas d’infraction qui lui a été notifiée. Ce qui est une violation des droits de la défense parce que moi, avocat, pour défendre quelqu’un, il faut que je sache pourquoi il a été arrêté légalement. Il n’y en avait pas. Il a fait l’objet d’un retour de parquet. » Ensuite, ajoute-t-il : « Il y a eu enquête complémentaire, et là on est allé sortir un post du mouvement ’’France dégage’’ concernant une conférence de presse, un texte luminaire. Et on lui a imputé ce post alors qu’il a été fait par le mouvement. Dans ce post, il était question d’analyser la présence française en Afrique de l’Ouest. »

Incisif, l’avocat souligne qu’« en droit pénal, la responsabilité est personnelle. Il n’existe pas, en droit pénal, une responsabilité collective. » Donc, « ce post et son contenu, concernant une conférence de presse, lors de laquelle (Guy Marius Sagna) n’était même pas sur le présidium, ne peuvent lui être imputés. » Par conséquent, tranche-t-il : « il n’y a pas de possibilité d’une infraction pénale. Cette arrestation ne repose sur aucune base légale, elle est attentatoire à la liberté d’opinion et d’expression » que l’Etat doit promouvoir.

« Une violation de la loi »

La robe noire entend donc utiliser toutes les possibilités s’offrant à lui pour extirper « le plus rapidement possible » son client de prison. Il n’exclut pas, dans ce sens, de « saisir la Cour de justice de la CEDEAO, qui a compétence principale la violation des droits de l’homme. Ce, pour « combiner » les procédures locale et internationale.

Entrant dans le fond, la robe noire soutient « qu’on a le droit de réfléchir sur la présence française, qu’on soit d’accord ou pas », martelant « qu’il faut éviter de judiciariser le débat public ». Lequel « doit faire l’objet de contre-arguments. »

Le dossier Lamine Diack

Autre dossier chaud, celui de corruption présumée à l’IAAF. Dans lequel il défend Papa Massata Diack, le fils du principal accusé, Lamine Diack, également mis en cause, et faisant l’objet d’un mandat d’arrêt international. Votre client va-t-il comparaître ? « On appréciera le moment venu », nuance-t-il, assénant que la demande d’extradition de son client « n’est pas fondée, est irrecevable, et ne repose sur rien du tout. » D’autant plus que la justice sénégalaise a, déjà, ouvert une procédure contre le concerné, l’inculpant et mis sous contrôle judiciaire.

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