VIDÉO-L’INCIVISME, UN MAL QUI REMET EN CAUSE L’ÉMERGENCE

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59E ANNIVERSAIRE DU SÉNÉGAL

Une salle de classe remplie de mômes, un enseignant donne un cours sur le civisme. A l’école élémentaire Manguier 2 de la Medina, les enseignements restent centrés sur le « Vivre ensemble », qui a supplanté l’éducation civique dans le nouveau curricula. Selon Mor Ndiaye, enseignant en classe de CM1, cette instruction est alliée à une approche pédagogique permettant aux enfants d’être imprégnés aux valeurs civiques. Ce faisant, lors des levées de couleur prévues les lundis de chaque semaine, les enfants assistent et entonnent en même temps l’hymne national du Sénégal.

Le civisme est un élément fondamental pour la bonne marche d’une nation. Il est lié à un comportement actif du citoyen dans la vie quotidienne et publique, qui le conduit à agir pour que l’intérêt général l’emporte sur les intérêts particuliers. Ce qui motive, selon le directeur de l’école, l’envie de faire de ces enfants de bons citoyens de demain.

Les yeux rivés sur son smartphone donnant l’air concentré, Dinguiri Camara peint une grande partie des sénégalais dans un tableau sombre, où on ne saurait faire la part du civisme et de l’incivisme. L’étudiant estime que nous devons faire recours aux valeurs civiques qui fondent notre nation. Pour lui, il y a un manque de respect des institutions et des symboles de la nation. Il dénonce, ainsi, cet incivisme criard qui gangrène notre société. Une chose que déplore Mamadou Biguine Guèye, un politique qui appel à un changement significatif des comportements et indexe l’attitude de certains étudiants. A en croire le Fatickois, il y a de quoi avoir peur avec cet incivisme qui ne se justifie pas. Il fait une invite à la restauration de cette éducation civique. Un blocage qui se fait sentir chez plusieurs adultes. Une idée bien défendue par Moussa Diop, étudiant au département d’anglais. « Le civisme permet de mettre en valeur le patriotisme des populations. Ce qui sera gage d’une bonne participation à la marche des affaires de la cité », affirme-t-il, avec un air de regret. Pour lui, le « non-respect », des institutions paraît comme une ignorance des valeurs civiques.
Sur un mur où est inscrite la mention « Défense d’uriner sous peine d’amende », sur l’avenue Cheikh Anta Diop, un monsieur se prête, sans gêne, à l’acte interdit.

A proximité de cet espace, un tas d’immondices fait partie du décor. Selon le jeune Modou qui vend des livres à même le sol, l’incivisme est devenu un des principaux freins à l’émergence.

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