VIDÉO - LE GRAND ORAL DE MACTAR CISSÉ, AMADOU HOTT ET MOUSSA BALDÉ

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RÉTRO 2019

La hausse du prix l’électricité a fini par captiver et monopoliser le débat public le public en cette fin de l’année 2019. Le ministre du Pétrole et des Energies ne se prive pas pour s’en expliquer. À chaque fois que de besoin. Invité à la Rts, dans le cadre d’un plateau spécial, en compagnie de ses collègues Moussa Baldé en charge de l’Agriculture et celui en charge de l’Economie, Amadou Hott, mais également de l’économiste Felwine Sarr, le ministre du Pétrole et des Energies, Mouhamadou Matar Cissé, a exposé les motifs de cette mesure très controversée.

« Ce qui justifie le prix, c’est un ensemble. C’est une agrégation de tous ces éléments. Tout ce qui concourt à fabriquer l’électricité est important. Nous dépendons des cours mondiaux du pétrole, il y a également les fluctuations du dollar qui était à 416 Francs en 2011 il est à 600 Francs aujourd’hui. Il y a également l’inflation, les lubrifiants, les machines. (...). À un moment l’État est obligé d’arbitrer dans ses priorités, d’affecter une partie de ses ressources à d’autres secteurs névralgiques qui ont besoin de soutien et de dire je ne peux pas continuer à subventionner la facture d’électricité du ministre Amadou Hott... Ils ont les moyens de payer, ils peuvent supporter leur part » a expliqué le ministre Cissé.

Pour lui, c’est dans le souci de créer une équité sociale que cette mesure a été prise. « Tous les consommateurs ne vont pas débourser plus. Quand vous prenez la clientèle de Senelec. C’est à peu près 1,5 million de clients les 612 000 clients ne sont pas concernés. Il y a une logique, dans toutes les politiques qui sont développées, il y a un souci d’équité et de justice sociale. Donc les familles les plus vulnérables ne sont pas impactées par ce réajustement tarifaire. Parce que la tarification se fait en trois tranches et ces familles-là se trouvent dans la première tranche. Vous pouvez encore le vérifier, dans cette première tranche le kilowatt/heure est encore vendu à 90,5 francs. Beaucoup de personnes qui sont allées à la dernière marche ne sont même pas concernées, mais elles ne le savent pas. C’est à nous de leur donner la bonne information », a-t-il indiqué.

De son côté, le ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération, Amadou Hott, a décerné une « une note très positive » au bilan économique de l’année 2019. « L’économie du Sénégal comme tout le monde l’a remarqué durant la première phase du Plan Sénégal Émergent (PSE) 2014-2018, nous avons obtenu une croissance de 6,6% en moyenne. En fait, l’année 2019 marque le début de la mise en œuvre de la 2e phase du PSE, le Pap 2. », a-t-il expliqué.

Dans la foulée, signale-t-il, « des dizaines de milliers d’emplois ont été créées. Dans le passé, 500 mille emplois ont été créés. ». Optimiste, il lance qu’« avec les ressources du pétrole et gaz, nous voulons positionner le Sénégal comme un pays des services ».

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