[VIDEO] - LES 7 KHALIFE DE MAODO : SERIGNE ABDOUL AZIZ SY, LE CONSENSUEL (3/7)

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GAMOU 2019

Depuis sa disparition, El Hadji Maodo Malick Sy a eu sept successeurs pour guider ses fidèles dans la voie de la Tidjaniya. Trois fils et quatre petits-fils, qui ont en commun une grande érudition et un sens très élevé de la socialisation. Emedia.sn vous les présente, un à un. Après la présentation de Serigne Babacar Sy, puis celle de Serigne Mansour Sy, voici un focus sur Mame Abdou Aziz Sy "Dabakh".

« Dabakh » ! Ce prénom, que lui ont attribué gracieusement les Sénégalais, témoigne de la dimension de l’homme. El Hadji Abdou Aziz Sy ou Mame Abdou était d’une générosité légendaire. Il fait partie des chefs religieux les plus aimés du Sénégal. Patriote, Dabakh était aussi un médiateur qui, à chaque fois de besoin, élevait la voix pour rappeler aux uns et aux autres leurs devoirs. Le Coran et la sunna étaient les références de cet homme de consensus, un homme de valeurs.

Né en 1904 à Tivaouane, El Hadji Abdou Aziz Sy a été initié au Coran en premier par son père avant de l’envoyer à Saint Louis auprès de Serigne Birahim Diop. Poète, écrivain, chanteur, il a été le grand animateur des nuits de Maouloud dans la grande mosquée de Tivaouane.

Dans sa conduite quotidienne, il a réussi une alliance parfaite entre la rigueur morale et intellectuelle et l’orthodoxie dans la pratique religieuse. Il hérita du khalifat laissé vacant par la disparition de ses deux frères : Serigne Babacar Sy et El Hadji Mansour Sy.

Son magistère à la tête de la confrérie Tidiane qui a duré 40 ans, aura fortement marqué le cheminement de la nation sénégalaise durant les premières années de notre indépendance, ponctuées par des soubresauts dûs souvent à des écarts dans la conduite de nos leaders politiques.

Dabakh s’est distingué comme le régulateur de cette société, prêchant à tout moment l’union des cœurs, la tolérance, la justice et la foi en Dieu. El Hadji Aziz Sy fut à la fois le modèle de la douceur et de la fermeté, de la tendresse et de la vérité. Des qualités exceptionnelles pour un homme de bonne volonté dont la mission a fait l’unanimité. A sa disparition, le 14 septembre 1997, le Sénégal perdait l’un de ses plus illustres oulémas.

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