[VIDÉO] - M. GUIRASSY : "POURQUOI NOUS AVONS DEMANDÉ LA SUSPENSION DES POURSUITES"

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Assemblée nationale

Pourquoi les députés de l’opposition ont-ils demandé la suspension des poursuites contre Sonko ?

Demander la suspension des poursuites contre Ousmane Sonko, c’est une attitude responsable il me semble de la part de l’opposition parlementaire mais au-delà de l’opposition parlementaire, du parlement de façon générale. Parce que ici, il s’agira de tout faire pour voter, rompant les liens avec ds logiques de partis ou des logiques de consignes de vote pour mettre en avant le seul intérêt supérieur de la nation. Aujourd’hui, tous les Sénégalais souhaitent voir la paix revenir, la sérénité revenir, c’est donc le souhait des chefs religieux, de la société civile, de la population globalement. Heureusement, que le parlement, l’Assemblée nationale a en son sein les moyens légaux de ramener cette sérénité en demandant la suspension de ces poursuites articles 51 et 52.

Mais ce n’est pas une entrave à la manifestation de la vérité dans le cadre de cette affaire pendante devant la justice ?

Bien sûr, on parle de suspension, pas d’arrêt des poursuites et ça, c’est du ressort de la justice. Et nous demandons aux députés de la majorité de retrouver leur liberté, leur dignité, leur sens de la responsabilité pour voter cette résolution pour que les poursuites soient suspendues. En votant cela, on est obligé de suspendre les poursuites pendant une période. Et la période visée est la période de la session unique qui prend fin le 30 juin 3021. C’est encore une fois la force et la dignité d’une institution telle que l’Assemblée nationale qui a longtemps courbé l’échine et c’est pour cela d’ailleurs que nous vivons énormément de difficultés. Et j’espère que cette fois-ci, avec cette porte que nous enfonçons, que nous ouvrons, l’exécutif comme la majorité, comme toutes les bonnes volontés, seront appuyés dans cette résolution pour qu’elle soit votée en mode fast-track comme ils l’ont fait au moment de lever l’immunité parlementaire d’Ousmane Sonko.

Est-ce que le fait que Sonko soit sous contrôle judiciaire peut avoir une quelconque influence sur la procédure qu’ils viennent de mettre sur la table ?

Je pense qu’être sous contrôle judiciaire le permettra certainement de continuer de faire son travail à l’Assemblée nationale. C’est déjà un signe de décrispation assez important mais j’attends la confirmation. En tout cas, notre volonté c’est que le droit soit dit. Au moment de lever son immunité et au moment aussi d’installer les travaux de la commission ad hoc c’était notre posture et aujourd’hui encore c’est notre posture en mettant en avant le droit et quand le droit est dit, je pense que les Sénégalais peuvent s’entendre autour de cela. Mais quand on a la perception qu’il y a de l’injustice, de l’abus, une précipitation, que les droits sont violés, ça devient extrêmement compliqué, extrêmement difficile.

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