[VIDÉO]-REPORT DES LOCALES, RETROUVAILLES WADE-MACKY, LES "MACKYETTES" : LES POSITIONS DE LAMINE BA

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JURY DU DIMANCHE

Lamine BA, tout nouveau président de la Fédération nationale des cadres libéraux (FNCL), conteste le report des élections locales. Précisant d’emblée que son parti « le Parti démocratique sénégalais (PDS)), ne s’est pas réuni pour donner sa position », l’invité du Jury du dimanche (JDD) de Mamoudou Ibra Kane, sur iRadio et Itv, ce 10 novembre, s’empresse d’ajouter qu’« il n’y a pas que la question de la date, il y a (celle) aussi de la légalité du report, qui est tout de même agitée par des constitutionnalistes, pour dire qu’on ne peut reporter une élection sans pour autant fixer la prochaine. Donc, à ce problème, il faut ajouter les considérations juridiques ».

« Le report, un élément d’un sous-ensemble pourri »

Poursuivant, il indique qu’« aussi bien sur la tenue, l’organisation des élections, le fichier, tout est problématique. C’est pour cela que je dis, qu’il faut que nous mesurions les conséquences de ce cercle infernal de débat médiatico-politicienne pour aider le Sénégal à, définitivement, régler la question du processus électoral » surtout après la découverte du pétrole et du gaz, et avec les ressources naturelles « considérables » du pays.
Pour lui, « le report est un élément d’un sous-ensemble qui pourrit l’ensemble du processus électoral ».

S’agissant d’une éventuelle participation au dialogue politique, au PDS, on n’est plus aussi catégorique surtout après les retrouvailles entre l’ancien, Me Abdoulaye Wade, et l’actuel président, Macky Sall. Lamine BA y pose tout de même des conditions, en rappelant que ledit parti n’était pas dans « le processus du dialogue tel qu’engagé par le président Macky Sall ».

« Le dialogue aujourd’hui est plus qu’urgent, tranche-t-il. La finalité de ce dialogue ne dépend que de la volonté de celui qui l’a initié. Si le président Macky Sall, le dialogue qu’il a lancé, il veut le réussir, il l’adosse sur des objectifs à court, moyen et long terme, il doit pouvoir se donner les moyens matériels, financiers, administratifs, politiques pour (le) réussir. Ce n’est pas impossible. Ce n’est pas un problème de personne. La personne de Famara Ibrahima Sagna ne pose pas problème. Il n’est pas contesté. Ce que j’en sais, il y a des blocages politiques, matériels, empêchant Famara de travailler. C’est pour cela que je dis, tout dépend de la volonté de Macky Sall ».

« On n’a jamais été contre un dialogue. Mais un dialogue aussi, c’est quelque chose qu’il faut organiser, et (cela) nécessite des préalables. Si ces prérequis ne sont pas au rendez-vous, il serait très difficile d’y participer. Le PDS, s’il est saisi par les canaux officiels, dira ce qu’il devra dire », tranche-t-il, soutenant que le dialogue « doit prendre en considération toutes les préoccupations que le PDS porte ».

Retrouvailles Wade-Macky

« Entre le président Wade et (son successeur), Macky Sall, c’est une relation qu’il ne faut pas dénaturer. (Mais), les 2 hommes politiques n’ont pas parlé dans un cadre de parti, nous en sommes pas encore là. Le PDS, c’est un parti, une organisation qui prendra et appréciera les choses le moment venu. Donc, c’est très prématuré de vouloir s’embourber dans une discussion de retrouvailles. Parce que la retrouvaille, c’est d’abord entre des gens qui étaient ensemble, qui s’étaient séparés depuis 2012. Ils doivent pouvoir se parler pour permettre le principe de continuité de l’Etat, que les problèmes importants du pays puissent être gérés dans la stabilité. (...) Moi, en tant militant du PDS, je fais du dossier Karim une préoccupation ».

Débat sur le 3e mandat

Hésitant, Lamine BA a buté sur ses mots, abordant le débat sur le 3e mandat. Bousculé par le journaliste, il finit par développer la leçon qu’il en a tirée suite à la perte du pouvoir par le régime libéral. « Le mandat appartient au peuple. Si demain le peuple veut mettre un terme à un mandat, il y mettra un terme. La deuxième chose, c’est par rapport au président Macky Sall qui sollicite ce mandat. C’est à lui de voir, doit-il le faire ou ne pas le faire ? Je pense qu’il est le seul à pouvoir y répondre. Le peuple sénégalais dira son mot quand il le fera ».

Favorable à la limitation des mandats, il explique que « ça a été un débat très agité mais ce qu’il faut retenir, c’est très normal, on ne peut pas laisser ici à ce niveau de démocratie, des mandats successifs, ce n’est pas possible. Je suis pour une limitation des mandats. Mais ce qui doit se faire, c’est les partis politiques et le gouvernement.

Refus de Souleymane Ndéné Ndiaye de déférer à la convocation du juge
« Je suis un républicain, je considère que pour toute affaire vous concernant, si la justice estime qu’elle doit vous saisir pour plus d’informations sur un dossier, vous devez y répondre ».

Macky et ses ’’mackyettes’’ : Aminata Touré (CESE), Aminata Mbengue Ndiaye (HCCT) et Aïssata Tall Sall

« Il faut arrêter de politiser les Institutions de la République. Ce n’est pas un problème de femmes au pouvoir, de genre. J’ai du respect pour ces grandes dames (mais) mon problème aujourd’hui, c’est que toutes les Institutions de la République sont dirigées par des politiques. C’est inquiétant que nous puissions continuer à assister à cela. Parce qu’il y va de la crédibilité de l’Etat. Nous manipulons pour des intérêts personnels les positions qu’on nous confère au sommet de l’Etat ».

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