VIDEO - VENTE D’ALCOOL FRELATÉ AUX MINEURS : LA STAP SE DÉDOUANE ET INDEXE LES DISTRIBUTEURS

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SOCIÉTÉ

Le décès de quatre jeunes aux HLM (Dakar) a remis sur la table l’inquiétant sujet de la consommation d’alcool frelaté par les mineurs. Un premier temps apparu sous le label "Salañ-Salañ" avant de réapparaître sous le nouveau de "Jakarta", ce type de breuvage trop alcoolisé serait en réalité du whisky brut, avec une forte dose d’acide citrique et sulfurique, aujourd’hui vendu clandestinement en sachet de 100 francs CFA et accessible à tous, particulièrement près des écoles et autres lieux que fréquentent des mineurs.

Pointés du doigt par la clameur populaire, les responsables de la STAP (Société de Transformation d’Alcool Pur) s’en lavent les mains. Selon le Directeur général de la boite, David Atal, la mise en sachets serait plutôt « l’œuvre de clandestins véreux qui utilisent ses produits à d’autres fins qui ne pourraient (lui) être imputables », se défend-il.

« Nous ne produisons pas d’alcool mis en sachets. Nous ne pouvons pas vendre de l’alcool aux enfants car on ne vend pas par détail déjà. Par contre, ce que des distributeurs peuvent faire de ce que nous produisons, nous ne pouvons pas le contrôler » se dédouane David Atal, qui parle d’acharnement contre sa société. « Je ne comprends pas cet acharnement, peste-t-il. Si les gens veulent des informations, ils n’ont qu’à se rapprocher de nous ».

Plus loin, il invite les autorités compétentes à venir s’enquérir du travail qui est fait dans sa société : « J’ai échangé avec les services du Commerce intérieur et je les ai invité à venir visiter. Là, ils sauront si les accusations faites à notre encontre sont justifiées ou non. »

La STAP est installée à Thiès depuis 15 ans (2004) et, si l’on en croit son Directeur, 150 personnes sont employées dans l’usine.

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