VIOLENCES À L’UCAD : LES ÉTUDIANTS PLAIDENT POUR UNE MEILLEURE CONCERTATION

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ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR

Après les violentes confrontations qui se sont déroulées hier à l’UCAD entre étudiants de deux mouvements différents, une conférence de presse était prévue ce matin à 10h30. Devant réunir les deux parties, elle est finalement reportée à 17h. Cette annonce est faite après plus de deux heures d’attente. La raison de cette longue affût, les étudiants étaient "en concertation avec le Coud".

Au sein de l’université, tout semble revenir à la normale. Aucun moyen de savoir qu’il s’est passé quelque chose dans ce temple du savoir. Aucune trace de la bataille d’hier. Malgré cela, cette affaire opposant les deux mouvements, n’a pas laissé indifférent les étudiants. Avec déception, ces derniers déplorent les évènements de la veille. Ibou Ndiaye, étudiant à l’UCAD s’exprime, "C’est une situation déplorable que je ne soutiens pas. Ici, c’est un temple du savoir, nous ne sommes pas là pour faire de la violence". Ibrahima Faye lui, étudiant en Master 2 à l’UCAD dit être très déçu. "Personnellement, j’ai été très déçu d’entendre cette nouvelle. Ce qui nous a réuni ici, ce sont les études. Ce qu’on attend de nous, ce n’est pas venir à l’université pour nous bagarrer".

Ce phénomène devient fréquent à l’UCAD. En effet, des scènes de rudes violences sont notées dans cet espace regroupant plusieurs nationalités. Dans ces moments, les armes blanches sont très présents car ce sont les moyens utilisés par les étudiants. Pour rappel, une perquisition a été faite, le dimanche 21 février 2021 par la sécurité du Coud dans les chambres des pavillons où un important nombre d’armes blanches a été retrouvé. La détention d’armes blanches par les étudiants n’est pas une nouveauté et ne semble pas être éliminée de si tôt car il y en avait hier lors de la confrontation des deux mouvements.
Rappelons aussi que cette bataille est causée par une banale dispute qui est arrivée après un choc de scooter qui a débouché sur une bagarre entre deux étudiants membres des deux mouvements le "Kékendo" et le "Ndef Leng". Malheur étant arrivé, un membre de "Ndef leng" aurait été poignardé. Les nouvelles passant vite, ses camarades mis au courant, ont décidé de riposter. Notons aussi que le mouvement "Kekendo" est né au début des années 2000 et le mouvement "Ndef Leng" lui est né récemment, plus précisément en 2020.

Les étudiants étant encore choqués par ces événements pensent qu’il faut des mesures pour davantage bannir ces actes de violences notées à l’université. Aliou Diallo pense qu’il "faut sanctionner mais voir aussi quel type de sanctions". Il renchérit, "à mon humble avis, il faut les réunir et essayer de régler le problème car ce sont ces mêmes qui se côtoient dans les amphis et campus". Ibou Ndiaye lui, soutient "qu’il faut sécuriser l’université et mettre en place la brigade dont ils parlaient". La politique est encore une fois pointée du doigt. Elle est jugée comme étant à l’origine de toutes ces violences notées dans ce temple du savoir. Ibrahima Faye, étudiant en master 2, syndicaliste aussi, déclare que "l’université ce n’est pas un champ de bataille et elle est aussi apolitique". Étalant le fond de sa pensée, il martèle, "il faut savoir faire la différence entre le syndicalisme et la politique parce que c’est différent". Toutefois, il affermit, "le nouveau DG du Coud doit réunir toutes les amicales et associations afin de tenir un discours envers les membres".

La direction du Coud s’est également exprimée sur la situation. Refusant d’entrer dans les détails de cette confrontation notée hier, le recteur adjoint du Coud justifie leur sortie par une nécessité de rassurer l’opinion nationale et internationale. "Un message de paix", c’est ce que M. Khalifa Diagne délivre au nom du recteur du Coud. "Notre message consiste à faire savoir à l’opinion nationale et internationale qu’il y a un climat de paix qui règne à l’Université. Un climat que nous devons consolider parce que nous sommes entre concitoyens et compatriotes sénégalais. Nous n’avons pas intérêt à ce qu’il y ait des conflits de ce genre. Le Coud a jugé nécessaire d’appeler au calme et d’essayer de réunir toutes les conditions pour que la paix règne dans la cité universitaire".

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