VIOLENCES PRE-ELECTORALES : LE G5+ CONDAMNE ET EXIGE L’ARRÊT DES OFFENSIVES

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République Centrafricaine

Le G5+, un groupe d’États et d’institutions internationales partenaires de la République centrafricaine (RCA), dont la CEDEAO, l’Union européenne et les États-Unis, condamne "fermement" la recrudescence des violences et des exactions dans plusieurs localités de la RCA. Lesquelles violences font des victimes et affectent "particulièrement" la population civile centrafricaine, déplorent ses membres. Le G5+ demande "l’arrêt immédiat et sans condition" des offensives coordonnées en cours par des bandes armées, et mettent en garde les auteurs de ces actes qui entravent sérieusement le déroulement normal du processus électoral, rappelant que "leur responsabilité individuelle est engagée", dans un communiqué parvenu à emedia.

Lequel document déplore que ces violences interviennent à "un moment clé" pour la finalisation des préparatifs des élections présidentielle et législatives du 27 décembre 2020 en RCA. Ce, alors que les élections doivent se tenir le 27 décembre 2020 dans le respect des délais constitutionnels. D’ailleurs, les membres du G5+ constatent que la mise en œuvre du plan intégré de sécurisation des élections a permis à 1 858 236 centrafricains de s’inscrire dans l’intention d’exercer leur droit de vote. Et à l’Autorité nationale des élections de procéder au déploiement et à la distribution du matériel électoral y compris la distribution des cartes d’électeurs, sur toute l’étendue du territoire national et ce, malgré la volonté réaffirmée de certains acteurs y compris certains acteurs politiques de perturber le processus électoral et d’empêcher la tenue d’élections.

Le G5+ condamne, dès lors, toutes les manœuvres et tentatives d’engager le pays vers une nouvelle transition politique en violation de la constitution centrafricaine. Et réaffirme que le seul moyen légitime d’accéder au pouvoir passe par les urnes et que les élections crédibles et pacifiques sont la seule solution à l’instabilité.

Poursuivant, le groupe condamne aussi "les agissements" de l’ancien Président François Bozizé et de certains groupes armés signataires de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation (APPR-RCA), "en violation des leurs engagements", ce qui les exposent à des sanctions au titre de l’article 35 de l’Accord.

Bozizé et les groupes armés alliés sont ainsi invités à déposer "immédiatement" les armes, de s’abstenir de "toute action de déstabilisation", et de respecter la décision de la Сour constitutionnelle du 3 décembre 2020, concernant l’invalidation de la candidature de François Bozizé et de quatre autres candidats.

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