YOFF - BUSINESS FLORISSANT DES VENDEURS DE CHAUSSETTES : LE BONHEUR AU BOUT DES PIEDS

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139e ÉDITION DE L’APPEL

C’est connu de tous. Les Layennes vouent un énorme respect à leurs lieux de culte. C’est pourquoi ils marche toujours pieds nus sur la place "Diamalaye", du nom de cette grande surface qui abrite les mausolées de leurs vénérés guides religieux, Seydina Limamou Laye à Yoff et son fils Seydina Issa Laye à Cambéréne. Avec cette forte canicule notée dans la journée, qui n’est pas à leur faveur, certains fidèles préfèrent porter des chaussettes pour marcher aisément dans Diamalaye. Ce qui fait que le business de ce produit fait le bonheur de ses vendeurs. Ils y trouvent leur compte. Des marchands occasionnels profitent ainsi de l’événement, qui regroupe des milliers de fidèles Layennes, pour s’exercer au métier de vente de chaussettes.

Dans les rues de Yoff, impossible de marcher plus de 20 mètres sans voir de vendeurs de chaussettes. « Moi, je vends des chaussettes au marché Colobane. C’est mon métier. Si c’était à Colobane, je pourrais avoir 15 000 F ou même 20 000 F par jour. Mais ici à Yoff, à l’occasion de l’Appel, la recette journalière pourrait bien tripler », témoigne Omar Niasse. Trouvé à côté de sa table bien garnie de chaussettes de toutes couleurs, à l’entrée de Yoff, Niasse renseigne que l’Appel est une bonne occasion pour écouler son produit. « La plupart des clients préfèrent acheter deux couleurs de chaussettes : blanc et le noir. Le blanc sert à respecter la tradition ici à Yoff. Le noir est utilisé par les clients pour les besoins de leur accoutrement », renseigne Omar Niasse qui informe que le prix des chaussettes varie entre 200 F Cfa et 500 F Cfa la paire. « Je ne suis pas comme les autres vendeurs. La vente de chaussette, c’est mon métier. Si je ne parviens pas à écouler toute ma marchandise, je gardes le restant pour d’autres occasions », fait savoir Omar Niasse.

Les chaussettes s’écoulent comme des petits pains à l’occasion de l’Appel, Aminata Kane le confirme. Contrairement à Omar Niasse, elle a dû s’adapter à l’occasion. « Je suis vendeuse ambulante de friperie. Mais à l’occasion de l’Appel, je ne vends que des chaussettes. C’est beaucoup plus rentable », a-t-elle révélé. Elle a étalé sa marchandise en face de la porte centrale de Diamalaye. La rentabilité des chaussettes chez les commerçants semble être confirmée par Ousseynou Laye Mbaye. Trouvé à l’intérieur de la place Diamalaye avec son fils, tous les deux en chaussettes blancs, M. Mbaye justifie son achat. « J’ai acheté les chaussettes pour mon fils et pour moi-même. Il est hors de question de marcher sur le sable de Diamalaye avec nos chaussures. D’ailleurs, nous avons laissé les chaussures dans la voiture que j’ai stationné à l’entrée », explique Ousseynou Laye Mbaye.

Niasse qui n’est pas comme les commerçants d’occasion ne compte pas bazarder son marchandise. « Je ne suis pas comme les autres vendeurs. La vente de chaussettes, c’est mon métier. Si je ne parviens pas à écouler toute ma marchandise, je gardes le restant pour d’autres occasions », fait savoir Omar Niasse.

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