Yankhoba Diattara : « Il est de notre responsabilité de préserver les acquis démocratiques »

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POLITIQUE

Yankhoba Diattara, le Secrétaire national à la vie politique du parti Rewmi d’Idrissa Seck est contre l’idée agitée par Babacar Diop, leader des Forces démocratiques du Sénégal (FDS) par ailleurs membre de la coalition ’’Idy président 2019’’, de mettre en place un gouvernement parallèle.

« C’est une idée qu’il a défendue, c’est légitime, explique le soutien d’Idy dans une interview accordée au journal Le Soleil. C’est aussi un leader qui a des idées et la liberté. Nous le lui concédons. Le combat, il est multiforme et est porté par plusieurs leaders. Il faut mettre tout cela dans la corbeille et après apprécier les meilleures propositions pour un pays démocratique qu’il ne faut pas mettre dans une situation d’ingouvernabilité. Il est de notre responsabilité, nous tous, de préserver les acquis démocratiques mais également de restaurer l’image du Sénégal. »

C’est cette position, poursuit-il, « qu’a toujours défendue le président Idrissa Seck. Nous avons été même bousculés par la jeunesse au soir de l’élection jusqu’à 03 heures du matin pour qu’il (Idrissa Seck) donne le signal afin que les gens descendent dans les rues pour manifester, attaquer les édifices publics. Mais, il a catégoriquement refusé, disant qu’il ne va pas exposer la jeunesse et la population. Il a demandé de rester serein et républicain. Nous avons préféré la paix, la sérénité et la stabilité du pays à l’insurrection, à la violence malgré la main basse faite sur l’élection. Nous sommes sereins mais conscients et mobilisés pour l’avenir. »

A l’en croire, Rewmi est déjà tourné vers les élections locales de décembre prochain. Dans ce sens, dit-il, d’abord, « nous allons nous organiser à l’interne c’est-à-dire au sein de la coalition ’’Idy 2019’’ mais nous invitons aussi les autres coalitions à faire bloc autour de l’essentiel. Il faut que nous soyons unis pour faire face. Ensuite, « nous invitons toutes les forces vives de la Nation, la société civile, les mouvements de jeunesse, de femmes, de défense des droits humains, à nous retrouver parce qu’il y a d’autres échéances en vue et nous sommes certains que nous sommes majoritaires dans ce pays. »

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