ZIARRA OMARIENNE : AU COEUR DES « BERNDÉ »

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RELIGION

Entre la Mosquée omarienne, le stade Iba Mar Diop et chez le Khalife Thierno Madani, les équipes assurant la restauration sont à pied d’œuvre, avec l’objectif de satisfaire l’appétit des pèlerins à la Ziarra (annuelle) commémorant le rappel à Dieu de Thierno Saïdou Nourou Tall (janvier 1980), et son neveu Thierno Mountaga Tall (janvier 2007). Les femmes épluchent les oignons, entre autres condiments, au moment où les hommes ne chôment pas eux aussi, entre le découpage de la viande et autres activités.

A l’intérieur de la Mosquée, par exemple, chaque groupe, divisé en 5, et composé au minimum de 10 personnes, s’occupe de 10 marmites. Les 4 préparant du riz, et l’autre du ’’Thiéré’’ (couscous à base de mil). Le tout sous la supervision du chef d’équipe homme, Souleymane BA, venu de la Mauritanie.

« Plus de 80 marmites par jour »

« Cela fait 19 ans aujourd’hui que j’assure la restauration à la Ziarra », signale-t-il. D’après lui, 80 marmites sont mijotées par jour, sans parler du petit-déjeuner, et autres encas (bouillie de mil, etc.), servis tard le soir.

Pour accompagner le riz et le couscous, 7 bœufs sont abattus pour la préparation du déjeuner, et 4 pour le diner.

15 sacs de riz de 50 kg sont cuisinés par jour. BA ne peut pas estimer la quantité de ’’Thiéré’’ compte tenu du nombre important.

Installés çà et là dans l’espace-cuisine aménagé dans la cour arrière de la Mosquée, les hommes sont habillés en vert, et les femmes en tenue multicolores. L’une d’elles, Bonko Mbaye va plus loin, indiquant qu’il y en a pour tous les goûts : paella, riz au poisson, riz à la viande, vermicelle, poulet, de la bouillie (fondé, mouamza, lakh). Des fruits, du thé, de la boisson seront également servis.

En moyenne, estime la cuisinière, 600 plats sont distribués par repas, assurant qu’il y aura du ’’bernde’’ comme à Touba, à Tivaouane, et autres cités religieuses dans le cadre de ce genre d’événement religieux.

Coiffant l’organisation, Madina Thiam supervise, à côté, le travail des bouchers, après l’abattage des bêtes. Le magasin, estime-t-elle, téléphone en main, déborde des condiments nécessaires pour assurer une bonne restauration. « Huile, oignons, etc. rien ne manque. Tout est disponible. Nous rendons grâce à Dieu, la tradition se perpétue depuis 40 ans aujourd’hui ».

Une affluence monstre est attendue ce vendredi à la Mosquée omarienne après le démarrage, hier jeudi, 23 janvier, jusqu’au 27 prochain, de la 40e édition de l’événement religieux.

Les pèlerins viendront d’un peu partout du Sénégal, de la sous-région (Maroc, Mauritanie, Mali, entre autres), et de la diaspora. Ce rendez-vous est à ne pas rater pour eux. Un lien empreint d’une forte dose de ferveur religieuse.

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