Oumar Sarr, l’ex-ministre des Mines sous le régime de Macky Sall, a réagi après l’annulation par le président Bassirou Diomaye Faye de deux décrets signés par son prédécesseur. Ces décrets accordaient des concessions à la société Ciments du Sahel pour l’exploitation d’argile à Thicky et de calcaire à Kirène pour une durée de 25 ans.
Selon Le Soleil, qui rapporte l’information, ces décrets auraient été pris en violation des normes en vigueur, notamment le Règlement n°02/2023/CM/UEMOA, qui limite à 20 ans la durée des renouvellements de concessions minières. De plus, ces décrets se basaient sur l’article 29 du Code minier de 1988, un article abrogé par le Code minier de 2016.
Dans un entretien accordé à L’Observateur, Oumar Sarr a défendu son ancien président, soulignant que Macky Sall, étant en fonction jusqu’au 2 avril 2024, avait l’obligation de continuer à exercer ses responsabilités jusqu’à la fin de son mandat. Il a regretté que certains décrets pris durant cette période aient été annulés. Selon lui, cela fait partie du fonctionnement des grandes démocraties. Il cite l’exemple des dernières décisions de Joe Biden, comme la grâce pour son fils, qui n’ont pas été annulées par Donald Trump.
Le maire de Dagana a précisé que les demandes de renouvellement des conventions avaient été reçues et étudiées plusieurs mois avant leur adoption. Des échanges ont eu lieu entre ses services et le ministère des Finances, notamment sur les conditions fiscales et douanières. Certaines parties du projet ont même été modifiées à la demande des deux ministères concernés. Il a souligné que les services de l’État ne doivent pas s’arrêter à cause d’une élection présidentielle, affirmant que l’État n’est pas un parti politique.
Oumar Sarr a également insisté sur le fait que toutes les nouvelles conventions minières signées après l’adoption du Code minier de 2016 étaient en parfaite conformité avec les prescriptions de ce code. Il a enfin remarqué, de façon ironique, que le décret annulant la dissolution de Pastef n’avait, lui, pas été rapporté.
Emedia