Le président du conseil départemental de Goudiry, Djimo Souaré, a appelé à la construction urgente d’un commissariat de police dans cette commune frontalière afin de renforcer la sécurité des populations et de leurs biens. « Goudiry est un département frontalier, situé à seulement 65 kilomètres du Mali. Nous demandons donc l’érection d’un commissariat de police », a-t-il déclaré, s’adressant au ministre de l’Intérieur.
L’élu, également député à l’Assemblée nationale, a profité de l’occasion pour solliciter la construction de nouvelles infrastructures administratives, notamment une préfecture et une sous-préfecture.
« La République doit être attentive à tous ses territoires, humainement et stratégiquement. C’est ainsi que l’on construit un Sénégal solide : par la présence, l’écoute et la confiance accordée à ceux qui vivent loin des grandes villes », a insisté Djimo Souaré.
« Certains compatriotes sont victimes de discrimination »
Le président du conseil départemental a également dénoncé ce qu’il qualifie de discriminations subies par certains citoyens.
« Dans notre région et ailleurs, des compatriotes sont parfois victimes de discrimination. Quand on s’appelle Diallo, Cissokho ou Sow, il faut souvent expliquer, se défendre, prouver encore et toujours son appartenance à la nation. Le Sénégal ne peut pas exiger de ses enfants qu’ils justifient continuellement leur identité », a-t-il regretté.
Djimo Souaré plaide ainsi pour un État plus proche et plus bienveillant envers ses administrés :
« L’État doit accompagner ses citoyens, non pas en les scrutant, mais en facilitant les procédures administratives de manière claire, rapide et respectueuse ».
Ousseynou Sow – Emedia Tambacounda.









